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Les Fermiers de Loué veillent au grain |
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La coopérative des Fer-miers de Loué affiche toujours la même santé économique, mais ne se laisse pas endormir pour autant. |
Les Fermiers de Loué affichent une santé inoxydable. Qu'importe si l'illustre supporter de toujours, François Fillon, n'était pas là pour le voir, le 27 mai au Mans, l'assemblée générale s'est déroulée dans la bonne humeur habituelle. Pourtant, malgré une notoriété des plus enviables selon un sondage Efficience3 réalisé cette année, et des résultats positifs malgré la crise, Alain Allinant, le président, a fustigé les publicitaires qui utilisent des images de campagnes verdoyantes pour mieux vendre le poulet standard. “Les génies du marketing font croire sans vergogne que le poulet standard est élevé comme le poulet fermier.“ Pas question pour la coopérative de laisser se propager une telle confusion, malhonnête vis-à-vis du consommateur mais aussi des productions sous label. “S'il le faut, les explications sur les différents modes d'élevage seront données par le label... et sinon Loué les donnera !” La marque Loué pourrait en effet passer de la parole aux actes avec une campagne d'affichage comparant les deux modes d'élevage. Ceci dit, la marque continuera de s'afficher sur les maillots du MansFC et du Mans Sarthe basket, ainsi que sur le bateau du skipper François Angoulvant, qui s'alignera au départ de la prochaine Route du rhum.
Valeurs et pragmatisme face à la concurrence
Au moment où le label Rouge fête ses 50 ans, Alain Allinant n'a pas manqué de rappeler les engagements pris par la filière, proclamés sur les ondes dans les messages publicitaires depuis plus de dix ans, et inscrits au pignon du nouveau siège social de Coulans-sur-Gée (Sarthe). Authenticité, respect, équité, autant de valeurs qui ont su conquérir partenaires et clients. “Nous avons toujours dit que nous ne serions jamais les moins chers, et pourtant les con-sommateurs ont adhéré à cette idée.” Pour autant, Loué ne perd pas de vue le contexte très con-currentiel du marché de la volaille. Les éleveurs du Gers viennent de s'allier avec ceux des Landes. Même si Yves de la Fouchardière blague :(“40 + 32 ne font jamais que 72”), Loué devra tenir compte de la tendance actuelle : prix bas, poids fixe et coupon de réduction. Sans toutefois tout
accepter, comme les opérations braderies, “suicidaires” selon Alain Allinant, qui “ne font que rendre suspects les produits aux yeux des consommateurs“ à force de banalisation.
L'œuf en plein développement
La coopérative affiche un résultat net de 8,8 millions d'euros pour 2009. Ce qui a permis de distribuer 2,8 millions d'euros de ristourne aux adhérents. Dominique Chauvin, le secrétaire général, soulignait le maintien des commandes à un bon niveau en 2009 malgré la violence de la crise économique. “Pourtant les éleveurs peuvent avoir eu un sentiment différent car nous avons manqué de volailles de chair au premier trimestre alors que nous avons eu un excédent considérable pendant les cinq mois suivants. L'équilibre a été rétabli pour les quatre derniers mois.” Mais ce qui tire le développement de la coopérative, ce n'est pas la volaille mais l'œuf. La génétique progresse encore dans ce secteur. Six nouveaux bâtiments pondeuses ont été construits en 2009 et douze sont encore prévus cette année (tandis que onze bâtiments ont été arrêtés en volailles). Le réaménagement du centre de conditionnement des œufs à La Bazoge et la création d'une nouvelle plateforme logistique ont été décidés pour entrer en fonctionnement en 2011. Autres aménagements notoires, de nouvelles capacités de stockage d'aliments préparés sont en création sur le site d'Alifel à Loué, pour répondre à certains pics de demande et à la mise en place, en 2009, de recettes différentes d'aliments pour poulets, poules pondeuses et poules reproductrices, laissant ainsi le choix à l'éleveur. |

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Christophe Zapata |
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04/06/2010 |
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