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L’agriculteur est positionné au centre du système |
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Avec l’AEI (Agriculture écologiquement intensive), le développement et la vulgarisation agricoles des années soixante soixante-dix ont pris un coup de vieux. Recherche et formation résonnent différemment et on est en train de passer d’une évolution verte à une révolution, comme l’explique François Colson. |
Avec l’AEI (Agriculture écologiquement intensive), le développement et la vulgarisation agricoles des années soixante soixante-dix ont pris un coup de vieux. Recherche et formation résonnent différemment et on est en train de passer d’une évolution verte à une révolution, comme l’explique François Colson. “L’agriculteur est maintenant positionné au centre du processus d’innovation. Son rôle est en train d‘évoluer, celui de la coopération aussi : son temps d’organisation de mise en marché est derrière nous, place à une coopération d’intelligence et de mise en réseau”
explique le directeur adjoint d’Agrocampus Ouest, né, il y a deux ans, de la fusion d’Agrocampus Rennes et de l’Institut national d’horticulture d’Angers.
Une triple rupture
“D’une analyse production par production, on passe à une approche par système, c’est-à-dire à l’échelle de l’exploitation ou du bassin versant. Deuxième changement, l’approche territoriale car ce qui est possible ici ne l’est pas forcément là. Enfin en matière de nouveautés, on ne peut plus fonctionner comme avant parce que l’agriculteur est maintenant positionné au centre du processus d’innovation” poursuit François Colson, qui est également administrateur de Végépolys.
Porteur d‘une vingtaine de projets, le pôle de compétitivité du Végétal spécialisé, est fondé sur une synergie entre entreprises, recherche et formation. En cinq ans d’existence, Végépolys a soutenu 80 projets collectifs, représentant près de 40 M€ d’investissement. “L’enjeu est bien de répondre aux nouvelles questions, et l’Inra reste au centre du dispositif”, avance François Colson, lui-même un ancien de la grande maison. “ça n’est peut-être pas très visible de l’extérieur, mais en interne, la façon de travailler pour les chercheurs, ça bouscule un peu”. |

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Christian Evon |
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04/06/2010 |
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