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Diminuer les pets de vaches contre l'effet de serr |
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Les vaches rotent 660 l de méthane par jour ! Sanders propose un
aliment qui en réduit la quantité d’un quart. Des essais ont été réalisés à St Symphorien.
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A raison d’un rot toutes les minutes (auquel il faut ajouter la fermentation des déjections qui augmentent de moitié le méthane produit dans la panse), les vaches sont responsables de 16 à 20 % des émissions de méthane dans le monde. Toute fermentation génère des gaz. Le rumen des ruminants (vaches, chèvres ou antilopes) constitue autant de fermenteurs qui en produisent aussi tout naturellement. Cependant, la fermentation est le résultat global du travail de populations variées de micro-organismes, certains produisant particulièrement du méthane. Sanders a créé un aliment conçu au départ pour améliorer les qualités diététiques des matières grasses du lait et qui s’avère au final beaucoup moins producteur de méthane.
Les acides gras diminuent la population de bactéries
Pour répondre aux attaques
des nutritionnistes contre les matières grasses laitières, les équipes de recherche de Sanders réfléchissent à produire un lait moins riche en matières grasses et contenant plus d’acides gras favorables à la santé du consommateur (acides gras insaturés). En 2004-2005, ils proposent l’introduction, dans la ration, de matières grasses riches en acides gras poly-insaturés (huiles de colza, soja, lin, ou tournesol). Des résultats significatifs ont été obtenus dans ce sens. Or, les chercheurs observent parallèlement une meilleure efficacité des rations. L’explication est limpide : le nouvel aliment ne convient pas aux bactéries productrices de méthane. Leur population diminue. Les pertes dues aux rejets de méthane baissent, ce qui se
traduit par une meilleure valorisation de l’aliment et une augmentation du lait produit par vache. (NB : Sanders fait remarquer qu’il ne suffit pas de faire boire de l’huile aux vaches. La réussite nécessite la prise en compte des apports en protéines tant en quantité qu’en qualité, le contrôle de l’acidité ruminale, et l’ajustement des apports de certains minéraux. Faute de quoi, les risques pour la santé des vaches peuvent être importants ou le bilan économique, négatif.)
Les vaches produisent plus de méthane qu’un avion ?
La question soulevée par les rejets de méthane dus aux élevages bovins n’est pas nouvelle. Il y a quelques années, des scientifiques néo-zélandais avaient annoncé la mise au point d’un “vaccin” permettant également de réduire ces populations de micro-organismes responsables de la production de méthane dans l’appareil digestif des vaches. Ce qui a poussé Sanders à communiquer sur le sujet ce sont des campagnes de communications pour les transports aériens et ferroviaires. Les agences argumentaient que les vaches contribuent plus à l’effet de serre que ces deux modes de transport. Il est vrai que pour la France, le méthane est responsable de 12 % du pouvoir de réchauffement global (1) et que ce méthane provient à 70 % de l’élevage bovin. Au centre de recherche de nutrition animale de Saint-Symphorien, les essais réalisés sur un troupeau de 50 Prim’Holstein ont montré que les rejets digestifs de méthane pouvaient être réduits de plus de 40 % par an. L’aliment est vendu sous le nom de “Sandi Profil”
et génère un surcoût de 5 euros/1 000 litres de lait selon Sanders
(1) Le calcul en pourcentage du pouvoir de réchauffement global permet de tenir compte à la fois de la quantité de gaz émise, de sa persistance dans l’atmosphère et de son pouvoir “effet de serre”. |

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C. Zapata |
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27/06/2008 |
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