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Horizon dégagé pour Agrial |
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Avec des chiffres en hausse, la coopérative semble se construire un avenir serein. Tant auprès de ses adhérents, avec le projet Horizon 2010, que sur le marché européen. La fusion d'Union Set en est le principal pilier. |
Tout semble avoir souri à la coopérative et au groupe Agrial cette année. Céréales, lait, machinisme, aliments du bétail, même les magasins
affichent des résultats en progression (+ 20 %). La branche agroalimentaire pointe en hausse de 16 %, le chiffre d'affaires global du groupe de 13,5 % (1,724 milliard d'euros) “du jamais vu depuis la création d'Agrial”, et
le résultat net à près de 25 % (33,8 millions d'euros). Seules quelques filières comme le porc ou les œufs affichent des résultats moins reluisants, conjoncture oblige.
Ces résultats vont permettre aux 6 725 adhérents du groupe de se partager 4,4 millions d'euros de ristournes et dividendes. Soit 20 % de plus que pour l'exercice précédent.
Horizon 2010 : décentraliser, jouer la proximité
Un projet lancé en 2005 ne serait pas pour rien dans “l'améliora-tion de l'efficacité de l'entreprise”. Horizon 2010 devait surtout “répondre aux attentes des adhérents de la coopérative”. C'est-à-dire offrir “un pouvoir de réactivité” aux dix régions pour cinq départements (bientôt douze pour sept départements, après la fusion avec Union Set) en termes technique et économique. Par le biais des magasins, d'une rationnalisation de la logistique et des coûts de fonctionnement en général. Les efforts engagés ont mené à réduire les charges, de la saisie automatique des factures - “une partie de la gestion comptable qui ne présente aucune plus-value” - au remplissage des camions “optimisés”, de bon aloi au regard de la progression des coûts de transport.
Positionnement
international
La proximité est la raison de départ de ce projet. Mais les dirigeants ne veulent pas oublier les enjeux européens. “On ne peut pas se baser uniquement sur les seuls prix des marchés” s'est d'ailleurs inquiété Gilbert Herpe, un président favorable à la flexibilité des aides. Le groupe ne cesse de s'étendre et de prendre des parts de marchés chez les voisins européens. C'est sans doute ce qui s'appelle “ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier”.
Au niveau régional, la fusion d'Union Set correspond à la même stratégie : répondre à des marchés alimentés par des entreprises d'envergure internationale. Pour Gilbert Herpe, si le contexte agricole change, il y a tout lieu d'avoir “confiance”.
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Frédéric Gérard |
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27/06/2008 |
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