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Quatre FD Cuma fusionnent, l’Union des Cuma est né |
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Cette évolution vise à “apporter davantage d’expertise et de proximité”. Les fédérations départementales deviennent des sections de l’Union. Seule la FD Cuma de la Mayenne a refusé de s’y associer. |
Les Fédérations départementales des Cuma de Maine-et-Loire, Sarthe, Loire-Atlantique et Vendée avaient toutes validé ce rapprochement lors de leurs assemblées générales. L’Union des Cuma des Pays-de-la-Loire a été officiellement présentée lors de la première étape du Rallye Herbe, jeudi 19 juin à La Romagne (Maine-et-Loire). Elle sera officielle au 1er octobre.
C’est la première Union de Cuma à voir le jour en France, mais d’autres devraient lui emboîter
le pas prochainement puisqu’il s’agit d’un mouvement national. En Bretagne, la création d’une telle entité est prévue pour 2011.
“Chaque département ne pouvait pas avoir tous les moyens d’animation et d’expertise, justifie le Vendéen Jean-Paul Rivalin, président de la nouvelle union. L’expertise doit se partager”. “On a des équipes qui sont en surchauffe, à la limite de leurs capacités,
complète Christophe Perraud,
président de la section Loire-Atlantique et trésorier de la nouvelle Union. On n’expertise pas forcément les choses à fond, quand on a sans cesse de nouveaux dossiers qui arrivent”. L’objectif de cette union, c’est donc de “répondre à de nouveaux besoins, à de nouvelles attentes, d’avoir un service meilleur”, précise le président de la section Maine-et-Loire, Bernard Poignant. Car “les besoins sont de plus en plus pointus et les matériels de plus en plus performants”, remarque Jean-Paul Rivalin. Ce rapprochement devrait permettre d’éviter les doublons. Les conseillers travailleront désormais pour les quatre départements, et l’expertise sera plus pointue.
Proximité
Il y aura donc un budget et
un management communs aux fédérations départementales, qui deviendront des sections départementales de l’Union des Cuma des Pays-de-la-Loire. Les locaux resteront, tout comme le personnel. Les sections auront pour mission l’animation de proximité et les relations avec les partenaires départementaux. “L’animateur de proximité devra être un bon relais. S’il n’a pas la réponse à la question posée sur le terrain, il se tournera vers l’Union des Cuma, vers le référent spécialiste”, explique le nouveau président. “On aura des animateurs généralistes qui sauront écouter pour répondre selon la circonstance, au besoin précis” précise le nouveau directeur Yann Le Pleux. “Les économies ne se feront pas dans le personnel, on gardera les mêmes effectifs. Cela se fera dans l’organisation, l’administration.”
L’argument de la proximité ne semble pas avoir suffi à convaincre les administrateurs de la FD Cuma de la Mayenne qui reste en dehors de tout cela. C’est principalement la crainte de moins de proximité qui a effrayé les Mayennais : “A partir du moment où
l’on commence à régionaliser l’organisation et le budget, ça risque de mettre en péril la proximité et la dynamique propre au département”, explique son directeur, Jean-Pierre Couvreur. “Avoir un seul budget et une gestion fixée à Angers, ça ne plaisait pas trop aux administrateurs.” Ces derniers semblaient aussi craindre que leur pouvoir décisionnaire ne disparaisse. “On ne voulait pas être noyé au milieu d’un groupe Pays-de-la-Loire, résume Jean-Pierre Couvreur, on aurait voulu avancer plus progressivement, cette union était un peu prématurée”. “Tout le monde n’évolue pas au même rythme, analyse Jean-Paul Rivalin, toute la vie des Cuma est bercée par cela”. “Le développement des Cuma ne sera jamais pyramidal, il ne se fera jamais par le haut. C’est d’en bas que se fait le mouvement”, poursuit Christophe Perraud. “Mais on leur garde une place de toute façon.” En attendant, le travail de mutualisation va se poursuivre avec la Mayenne.
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Antoine Humeau |
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27/06/2008 |
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