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Bien connaître son sol pour adapter ses itinéraire |
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Qu’il s’agisse de cultures ou de fourrage, tout commence avec le sol. Un sol qui rencontre quelques problèmes, notamment pour l’évacuation de l’eau. Explications. |
La chambre d’Agriculture de la Sarthe en partenariat avec les groupes de développement agricole (GDA) a donné rendez-vous aux agriculteurs le 5 juin à Courdemanche pour une grande journée technique vouée aux cultures et fourrages. Quatre exploitations ont prêté leurs parcelles pour les essais qui ont été présentés.
Mais que ce soit les cultures ou les fourrages, tout commence avec le sol. Et la fosse permettant d’observer le profil d’un sol a montré la complexité de la question. D’une manière générale, l’évacuation de l’eau pose problème en surface et sous le sol, avec des phénomènes de solubilisation du fer dans la zone supérieure de battance de la nappe, et de reprécipitation plus en profondeur. Ce phénomène très lent conduit, à terme, à la formation d’une couche imperméable en profondeur, pas encore réalisée à cet endroit, mais présente dans des parcelles voisines. La couche superficielle retrace l’histoire du travail du sol avec un horizon épais de près de 40 cm correspondant à l’ancien labour. Le travail du sol actuel permet une colonisation en profondeur par les racines mais les 12 % d’argile et les 2,2 % de matière organique sont insuffisants pour préserver à eux seuls la structure du sol. De l’avis même des spécialistes de l’Inra, la connaissance des sols est encore trop insuffisante. Quels sont les organismes les plus nécessaires dans un sol, pour la structure, pour la minéralisation de la matière organique, pour sa stabilisation, pour la fourniture d’oligo-éléments aux cultures
et comment les favoriser, sont autant de questions sans réponses actuellement. Il reste que la prise de conscience que le sol est vivant, et qu’il peut donc mourir, ouvre des perspectives prometteuses.
Sur les questions relatives à la conduite des cultures et à la production de fourrages -et sur lesquelles nous aurons l’occasion de revenir- les choses sont plus connues. Les essais ont montré qu’il existe des marges significatives pour modifier ses pratiques et rechercher des itinéraires moins gourmands en intrants. En matière de maïs fourrage, des points de digestibilité sont récupérables en choisissant certaines variétés plus riches en sucres solubles, lesquels permettent une meilleure valorisation des feuilles et tiges.
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CZ |
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13/06/2008 |
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