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Terrena:écologie et nutrition santé |
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Terrena a présenté les axes de son “nouveau modèle économique” pour les sept années à venir, lors de son AG à Angers, mardi 10 juin. La coopérative veut coller au mieux aux attentes de l’Etat et de la société.
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L’orientation avait déjà été annoncée il y a plusieurs mois : Terrena prône une agriculture “écologiquement intensive”, selon la séduisante formule désormais bien connue. “On est à un carrefour, il y a des enjeux, on n’est pas en avance, juste dans le tempo”, constate le président Hubert Garaud. Le Grenelle de l’Environ-nement est passé, les attentes de la société se font de plus en plus entendre, et le cours du pétrole flambe. Alors il faut changer de modèle. Parmi les solutions nouvelles à faire émerger, le directeur général, Alain Guillemin, suggère de réhabiliter la luzerne, ou d’assurer un couvert végétal interculture, “une solution qui permet à la fois d’éviter la prolifération d’adventices et l’érosion des couches superficielles du sol”. Non pas revenir à l’agriculture de nos grands-parents, mais au con-traire, “aller vers une agriculture de plus en plus technique, passer du forçage (intensif en intrants) à l’écologiquement intensif”. L’agriculture “écologiquement intensive” consiste à accroître les rendements en limitant les intrants non renouvelables et l’énergie, améliorer les qualités nutritionnelles, sanitaires et gustatives des aliments, et produire des services écologiques. Favoriser les techniques de gestion de l’eau, privilégier les techniques de fertilisation naturelle, etc. Hubert Garaud semble convaincu qu’il faudra désormais “n’avoir recours aux intrants qu’en dernier lieu”. L’agriculture “écologiquement intensive” suppose un accès à de hautes technologies reposant sur la microbiologie et la biochimie. Et “un recours éventuel aux OGM”.
Nutrition santé
Produire en respectant l’environ-nement, d’accord, mais produire aussi des aliments sains. La préoccupation de la coopérative est amplifiée “par l’apparition de maladies métaboliques liées aux habitudes alimentaires et à l’évolution des modes de vie”. Et par la crainte générale de l’obésité et les recommandations gouvernementales de ne pas manger trop salé, gras ou sucré. “La nutrition santé ne doit pas se réduire aux produits sophistiqués”, met en garde Alain Guillemin, qui cite en exemple le bœuf d’Anvial, dont l’alimentation est supplémentée en lin, riche en oméga 3. C’est donc de l’amont à l’aval que Terrena compte agir. Introduire des graines de lin dans l’alimentation des bovins par exemple, mais aussi travailler différemment les produits dans les usines de transformation. Modifier la fabrication du pané de volaille, pour qu’il soit moins gras et enrichi en calcium.
Et pour relever ce défi, il faudra “faire émerger de nouveaux leaders industriels en développant des alliances”, annoncent les dirigeants de la première coop de France. “Ces alliances se feront en s’appuyant sur ce marché de la nutrition santé.” Pour Hubert Garaud : “Si on réussit ce pacte d’une agriculture ouverte sur la société, le métier d’agriculteur y gagnera.”
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Antoine Humeau |
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13/06/2008 |
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