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Future fusion DDA/DDE:Incertitudes |
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Au 1er janvier 2009, la DDAF et la DDE auront fusionné en Maine-et-Loire. Les syndicats accueillent froidement cette réorganisation, craignant que le service rendu aux agriculteurs ne s’en trouve affecté.
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Difficile de savoir ce qui se cache derrière la fusion des deux administrations, prévue au 1er janvier prochain dans 45 départements (dont le Maine-et-Loire). Les 90 salariés de la DDAF devront rejoindre le bâtiment de la DDE (390 agents), et la nouvelle entité sera dirigée par l’actuel directeur de l’agriculture Sylvain Marty. Y aura-t-il assez de bureaux pour accueillir tout le monde ? “Avec les départs en retraite, d’ici trois ans, cela devrait rentrer dans l’ordre”, aurait-on assuré aux fonctionnaires. Ce qui laisse deviner le nombre d’agents qui restera. Comment s’appellera la nouvelle administration ? “Le nom DDEA n’est pas gravé dans le marbre”, prévient Patrick Buob, le chargé de communication de la DDAF.
On n’en sait guère davantage sur les changements que cela pourrait entraîner pour les agriculteurs. A peine sait-on que la DDA se désengage de l’OCM fruits et légumes, et que le contrôle de certaines aides sera normalement transféré à l’Agence unique de paiement (AUP). Ce qui ne manque pas d’inquiéter les syndicats, qui ont organisé un petit rassemblement, mardi dernier. “On ne veut pas que l’AUP soit l’interlocuteur unique des agriculteurs, car c’est notre boulot” s’inquiète le délégué de l’Unsa Luc Moreau. Le syndicat, qui
ne se dit pas opposé à la fusion, craint plus que tout que ce mariage ne soit l’occasion d’externaliser, et que cette nouvelle administration, quelque peu vidée de ses compétences, “ne devienne une coquille vide”. “Combien restera-t-il de fonctionnaires à terme ? s’alarme Gaël Melan (Force ouvrière). La fusion est organisée sans même savoir quel sera le budget qui nous sera attribué”.
Qu’en sera-t-il également des services vétérinaires (DSV) ? “On en sait peu à ce sujet” répond le chargé de communication de l’administration, qui se dit “dans une incertitude totale”, avant de confier : “Même les sous-préfets sont inquiets pour l’avenir des sous-préfectures.”
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Antoine Humeau |
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02/05/2008 |
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