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La baisse du volume se poursuit |
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Les Caves de la Loire, basées à Brissac-Quincé, tiendront leur assemblée générale mercredi 26 mars. L’exercice 2006 – 2007 montre une baisse du volume produit et commercialisé.
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Après une récolte 2005 en léger déficit, celle de 2006 est en retrait plus marqué, et cette tendance va se poursuivre, puisque la récolte 2007 a été moins abondante encore. L’exercice 2006 – 2007 des Caves de la Loire, qui concerne la récolte de vin de 2006, sera présenté en assemblée générale mercredi 26 mars. 100 000 hl ont été produits, soit 5 000 hl de moins (en raison de la sécheresse) que pour une année normale. Les rosés constituent toujours près des trois quarts des volumes (72 000), quoique en retrait significatif de 8,5 %. Mais c’est l’Anjou blanc qui chute le plus, à 6 200 hl, soit 35 % de baisse. Les vins moelleux (Layon, Aubance) connaissent aussi une baisse, en revanche le Crémant de Loire continue de grignoter les Anjou blancs, et progresse de 200 %, à 5 800 hl.
La consommation de rosé
en progression
Côté commercialisation, la vente est également en diminution, mais moins significative : 103 000 hl. “On a dû suivre les récoltes”, explique le directeur commercial du groupe Loire propriété Gérard Mérand. En rosé, la baisse est importante (5 %) du fait du manque de disponibilité, car “la consommation des rosés progresse” fait-il observer. Cela tiendrait à la nette amélioration de la qualité depuis une douzaine d’années. Les rosés semblent retrouver une certaine modernité, notamment auprès d’une clientèle jeune. “On n’a plus honte aujourd’hui de déboucher une bouteille de rosé”, se félicite le directeur général Jean-Michel Mignot. Ce n’est pas le cas en revanche de l’Anjou blanc, “qui a perdu son image et qui a du mal à trouver sa place”. De fait, les ventes diminuent légèrement, passant de 5 600 à 4 400 hl. Les vins blancs de coteaux (Layon, Aubance, Bonnezeaux) connaissaient une progression depuis cinq ans. Pour la première fois, le volume commercialisé diminue légèrement, en raison de la disponibilité. L’érosion des ventes de Rouges, elle, s’explique plutôt par les prix parfois dissuasifs : “Depuis 4-5 ans, on morfle un peu parce qu’on a des prix parfois supérieurs aux Bordeaux, alors que les Bordeaux ont une meilleure notoriété” explique Gérard Mérand.
La Belgique toujours en tête
sur le marché export
L’essentiel des débouchés des Caves de la Loire est sur le marché intérieur (82 %). Plus de la moitié du volume est écoulé vers les grossistes, et environ 20 % vers la grande distribution. Les ventes vers les cafés – hôtels — restaurant sont en diminution depuis plusieurs années. A l’export, la Belgique est de très loin le premier pays client, suivi de l’Allemagne et du Danemark. Le Japon demeure un marché très marginal, et les ventes vers cette destination continuent de s’éroder.
Les jeunes vignerons coopérateurs du Val de Loire organisent une soirée dégustation de cocktails à base de vin jeudi 27 mars au Tie Break, rue Botanique à Angers, de 21 h à 1 h du matin, pour sensibiliser les jeunes à la dégustation de vin. |

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Antoine Humeau |
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20/03/2008 |
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