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En dix ans, la Codema fait la passe de trois |
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Surfaces, volumes, adhérents : tout a triplé pour la coopérative de déshydratation de la Mayenne. Excepté sa consommation d’énergie. Pour les 10 ans à venir, les projets ne manquent pas.
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Lorsque le 24 février 1997, 130 agriculteurs signent la création de la Codema, leur pari semble osé. Sans avoir encore trouvé de terrain, ils misent sur la déshydratation de fourrages, une activité encore méconnue. En avril 1998, ils sont 170 à lancer la machine. Depuis, tout a été multiplié par trois : les surfaces correspondantes (près de 1 900 hectares), les produits secs sortis dans l’année (24 000 tonnes), et le nombre d’adhérents (540).
“Une réussite exemplaire”
La consommation d’énergies n’a, en revanche, pas tellement évolué. Parmi les nouveaux projets, censés “assurer les dix prochaines années”, l’autonomie énergétique est même prévue pour 2010. La coopérative va en effet récupérer la vapeur produite par Séché Environnement : le centre d’en-fouissement de déchets, dont elle est le partenaire, compte se rendre totalement indépendant en électricité en valorisant l’ensemble de son biogaz [l’Avenir agricole du 8 février]. Cette énergie thermique va permettre à la Codema de répondre aux besoins de son second projet, grâce auquel elle tournera toute l’année : l’usine fonctionnera même en hiver, en traitant marc de raisin et drèches de légumes. “Assez cher”, concède le président Marcel Blanchet, “ce projet n’est possible qu’avec les subventions du fonds européen Feader, de la Région, du Département, de la communauté de communes et le soutien des banques”.
Le bilan 2007 permet aussi de se projeter vers ces nouvelles perspectives. En effet, malgré les conditions climatiques exceptionnelles, le “résultat est satisfaisant” (422 000 euros au 31 décembre), a indiqué Thierry Lenain, le trésorier.
Aujourd’hui directeur de la chambre d’Agriculture du Cher, Joël Gareau a planché sur le lancement de la Codema. Il voit dans son évolution “une réussite exemplaire” : “Vous avez réussi à créer de l’emploi, valoriser vos entreprises, valoriser votre image et ouvrir un dialogue avec le reste de la société.” Et ce, dès le départ. “Ouvrir le dialogue avec une entreprise comme Séché n’est pas habituel dans l’agriculture.”
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Frédéric Gérard |
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07/03/2008 |
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