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Chez Terrena, les débats sur les OGM débutent lund |
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Alors que le ministre de l’Ecologie a annoncé le retrait du projet de loi sur les OGM, les adhérents de Terrena vont débattre de la pertinence d’implanter ou non du maïs OGM lors de 34 réunions réservées aux coopérateurs. |
Comme promis l’été dernier, les coopérateurs de Terrena vont débattre de la pertinence d’implanter ou non des organismes génétiquement modifiés. Lundi 14 janvier se tiendra la première des 34 réunions organisées dans chacun des bassins de vie de la coopérative. En 2007, Terrena avait provoqué une véritable controverse dans l’Ouest en implantant 35 hectares de maïs BT Mon 810 en Maine-et-Loire essentiellement, mais aussi dans la Vienne [lire aussi en page 18]. Il s’agissait d’une “expérimentation”, justifiaient les dirigeants de Terrena. Un argument qui n’aura pas suffi à calmer les apiculteurs, et encore moins les opposants, qui au final auront détruit 26 des 35 hectares. Même au sein de la coopérative, la démarche a provoqué des grincements de dents parmi les adhérents.
Réunions en deux parties
Entre les coopérateurs pro OGM et bio, pas facile de trouver un terrain d’entente. “L’objectif est que chacun puisse entendre les contraintes de l’autre, mais aussi de débattre du rôle de Terrena dans ce dossier et de sa capacité à gérer ou non ces cultures” précise Christophe Couroussé, le directeur de communication.
Les débats seront entièrement animés par les administrateurs de la coopérative. Pas de spécialiste ou de représentant de tel lobby ou association, “tout se passe entre nous”. Les réunions se dérouleront en deux parties, l’une sur les OGM et l’autre sur les suites à donner au Grenelle de l’Environnement. Elles seront chacune introduites par une vidéo de douze minutes pour donner des éléments informatifs et poser les enjeux du sujet.
26 000 questionnaires
En plus, des questionnaires anonymes de quatre pages doivent être envoyés aux 26 000 adhérents. Une vingtaine de questions portant sur les OGM et notamment sur les conditions d’une coexistence pacifiée entre agricultures conventionnelle, biologique et OGM. Le questionnaire porte également sur l’usage des phytos et engrais, les agrocarburants et l’agriculture biologique. “Cela nous permettra d’avoir une idée précise de l’opinion des adhérents sur toutes ces questions”, estime Christophe Couroussé.
Ils sont à renvoyer avant le 31 janvier. Terrena espère en collecter 3 000 à 5 000. C’est un prestataire extérieur qui les traitera. Les conclusions devraient être rendues publiques fin février.
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Antoine Humeau |
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11/01/2008 |
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