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“Bleu blanc cœur c'est une révolution |
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Bleu blanc cœur a dix ans. Son discours n'a pas changé : allier santé et alimentation et faire adhérer fermiers et industriels. L'associa-tion impose un cahier des charges à ses adhérents, enseigne l'équilibre alimentaire, poursuit ses recher-ches. Sa principale découverte : l'intérêt des acides gras insaturés. |
Depuis l'an dernier, on parle alimentation, santé et nutrition lorsqu'on met l'agriculture sur la table. Nouveau message ? Chez Bleu blanc cœur, le menu est connu depuis longtemps, pas besoin d'attendre d'entrer dans le programme national nutrition santé (interministériel). “Nous avons découvert que ce que mangeaient les animaux se répercutait sur la santé du consommateur.” Le discours pourrait trouver échos à l'international, espère la petite association (350 membres), grâce aux Nations Unies qui ont
désigné l’année 2010 année de la biodiversité.
10 ans sur les Oméga 3
Belle croissance. Bleu blanc cœur (BBC) ne fête “que” ses dix ans. Et ils n'étaient qu'une vingtaine de membres, à l'origine. Parmi eux, des agronomes, des agriculteurs, des transformateurs (fermiers
ou industriels), des fabricants d'aliments, des médecins, des consommateurs, etc. Tout a commencé fin des années quatre-vingt avec Valorex, seule entreprise française d'extru-sion de lin, une graine riche en Oméga 3. Président à la fois de l'entreprise et de l'association, Pierre Weill a parfois été accusé d'organiser une filière au profit de Valorex. Non,
répond-il : “Nous avons réalisé cette observation optimiste que le marché était trop grand pour nous.” Depuis, des producteurs de luzerne, de lupin, et même des industriels, pourtant favorables au maïs, se sont joints à BBC. Tous doivent suivre un cahier des charges pour assurer la qualité de la fourche à la fourchette. “Il faut des Oméga 3 naturels, pas de l'huile de palme rajoutée dans le lait.”
Une démarche qualité “accessible à tous”
Lors de la dernière assemblée
générale, le 4 avril à Vitré, cinq places dans les collèges étaient à renouveler. On trouvait là Carrefour, Cooperl, Hénaff, Lesieur ou encore Danone. Les industriels ont adhéré plus ou moins tôt. “Celui-là, au départ, n'était pas favorable à se faire intégrer par ses producteurs.” C'est tout l'enjeu : capter la valeur ajoutée par une prise de conscience collective. Les plus motivés n'hésitent pas à parler de “révolution”. Et les présidents refusent de parler de “marché de niche”. Cette démarche de qualité doit rester “accessible à tous”. |

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Frédéric Gérard |
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07/05/2008 |
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