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Le pâturage est aussi au menu des ovins |
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Rencontre avec Jean-Yves Cheral, producteur de Loire-Atlantique, qui s’appuie sur l’herbe pour l’alimentation de ses moutons. |
Avec cinq brebis à l’hec-tare, le faible chargement de Jean-Yves Cherhal, producteur d’ovins dans le nord de la Loire-Atlantique (Erbray) en fait un système extensif. “C’est ce que mon père me disait alors que quand je me suis installé, le technicien préconisait 12 brebis/ha et trois agnelages en deux ans” lance l’éleveur.
L’herbe constitue la part principale de l’alimentation des brebis. “J’essaie de mettre en place des prairies qui durent le plus longtemps possible, à base de ray-grass anglais et trèfle blanc.” 3,5 hectares de céréales complètent l’assolement pour nourrir les brebis : un mélange triticale-blé-pois. “L” hiver, je leur donne du foin à volonté et des céréales. Je complète avec un peu de granulés achetés pour l’engraissement des animaux.”
“Avec un chargement plus faible, je rencontre moins de problèmes de parasites et je gère plus facilement le troupeau : surveillance, agnelages, etc.” L’éleveur travaille avec cinq lots de brebis. “Une majorité d’agnelages se déroule en février et mars. Elles ont des céréales de la ferme et du foin et sont sorties au printemps. Un autre lot est rentré en mai. Je pratique ausi le désaisonnement pour des agnelages début septembre, dans le but d’avoir des agneaux à vendre toute l’année. Enfin, je garde une trentaine d’agnelles par an” explique Jean-Yves Cherhal.
Vergers et ovins
L’agriculteur est passé à l’agri-culture biologique en 1999. Il a planté 6,5 ha de vergers et a diminué son cheptel ovin de 200 à 150 brebis. “Elles constituent aussi d’excellentes nettoyeuses des vergers.” L’éleveur recherche des agneaux bien conformés, avec une viande de qualité, plus facile à commercialiser. “Je suis en con-trat avec Terrena et je fais aussi beaucoup de vente directe.” Il fait travailler l’atelier de découpe De la terre à l’assiette, qui lui prépare des colis de demi-agneaux. “Des bons agneaux labellisés, ça peut atteindre 120 à 130 euros.”
Jean-Yves et Nelly Cherhal sont adhérents du réseau “Terroirs 44”, qui rassemble une cinquantaine de producteurs fermiers du département. Ils vendent une partie de leur production sur les marchés. Le 13 juin, une journée paysanne sera organisée sur leur ferme (La Coletière, à Erbray) et les visiteurs pourront ramener chez eux cidre, jus de pomme et viande d’agneau. |

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Christian Evon |
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07/05/2008 |
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