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La MAE SFEI est-elle efficace ? |
“J’étais déjà en système herbager et le pas à franchir pour respecter les différents points du cahier des charges ne m’est pas apparu insurmontable” révèle un signataire de la mesure agro-environnementale “système fourrager économe en intrants”. Le RAD (réseau agriculture durable) s’est penché sur l’expérience pendant deux campagnes culturales de 54 signataires de la MAE SFEI en Bretagne pour en mesurer l’im-pact environnemental et énergétique. Signer le cahier des charges leur permet d’avoir une plus-value financière, tout en progressant dans une logique d’autonomie et d’économie sur leur exploitation.
Le cahier des charges MAE SFEI s’applique à l’ensemble de l’exploitation pour cinq ans. La part de l’herbe doit être supérieure à 55 % de la SAU et 75 % de la SPFE, et le maïs doit représenter moins de 18 % de cette dernière. Ces critères peuvent n’être respectés qu’au bout de deux ans par les nouveaux signataires. L’achat de concentrés doit être limité à 800 kg par UGB. L’azote total produit et importé est limité à 170 UN/ha, et l’azote organique à 140 unités. L’apport d’azote sur maïs est interdit et est limité à 30 unités sur prairie.
La part d’azote minéral est liée à l’importance des cultures de vente dans l’assolement. En moyenne, la quantité utilisée a été divisée par trois entre les années N-1 et N + 2. Un nouveau signataire en apporte deux fois plus qu’en croisière. Sur céréales, les apports moyens d’azote sont de 164 kg avant signature et de 84 kg dès la première année. On est bien en-deçà du seuil des 100 kg imposé par la MAE, preuve que le raisonnement du plan de fumure est bien intégré. Quant aux consommations énergétiques, la différence est d’environ un tiers et le poste engrais et amendements est presque divisé par deux.
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Christian Evon |
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07/05/2008 |
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