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Mayenne - 25-10-2013 - Rémi Hagel

“L’écotaxe est une idée généreuse, mais c'est un problème de riches"

CHAMP LIBRE

Samuel Tual est vice-président délégué du Medef Mayenne.

Samuel Tual est vice-président délégué du Medef Mayenne.

Samuel Tual est vice-président délégué du Medef Mayenne.


Le gouvernement veut réduire les déficits. “Comme il est au maximum sur les principales sources de financement, il crée de nouvelles taxes.” Avec l’écotaxe, il réussit à faire l’unanimité contre lui. Du moins celle des dirigeants du monde économique. La FNSEA et les industries agroalimentaires l’ont fait savoir (page 16), le Medef et la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) aussi. Ils font “cause commune pour défendre l’entreprise” explique Samuel Tual, vice-président délégué du Medef Mayenne.


“A la veille d’une reprise possible, on ne comprend pas que le gouvernement ne prenne pas conscience que ce sont les entreprises qui ont une grande partie de la solution. Il faut qu’il arrête de considérer les entreprises comme des vaches à traire, que taxer plus va résoudre les problèmes. Et surtout, qu’il arrête de modifier les règles du jeu en permanence. C’est insupportable ! Donnez-nous de la stabilité.” On retrouve là un discours semblable à celui de la profession agricole. Samuel Tual dénonce “l’ajout de taxes additionnelles, alors qu’on a besoin de simplifier. On devrait nous donner plus d’air.” 


Au-delà de la somme taxée, c’est la multitude d’impôts que dénoncent les chefs d’entreprise. “Il en existe 150 différents. C’est du délire ! Devoir remplir 36 000 feuilles pour expliquer pourquoi je paie un impôt...” s’insurge André Alour, président de la CGPME de la Mayenne. “Dans le projet de loi de Finances 2014, plus de mille amendements ont été déposés. On ne sait pas à quelle sauce on va être mangés.”


“Il aurait fallu se mobiliser avant”

L’écotaxe participe à cette grogne. “Les transporteurs vont avoir des investissements importants à faire pour mettre leurs véhicules aux normes. Ils répercuteront le coût sur toute la chaîne ensuite. Cela aura un impact.” Les Mayennais y sont d’autant plus sensibles que le département “est un point de passage, avec une activité logistique importante. C’est une idée généreuse, mais c’est un problème de riches”. Pour les patrons, l’économie n’a pas besoin de cela actuellement. “Ce n’est pas le moment d’appliquer cette réforme” martèle André Alour. 


Samuel Tual est un peu dépité : “Il est un peu tard pour réagir, il aurait fallu se mobiliser avant. Aujourd’hui, on est au pied du mur”. Reste l’idée du moratoire pour permettre de s’adapter. Mais sur le fond, André Alour “ne comprend pas cette mesure. S’orienter vers le développement durable est une bonne chose. Mais en quoi cet argent va nous amener à faire du développement durable ?”


Et si, comme l’indique Guillaume Garot, cela permettra de moderniser le réseau de transport, on accentuera le trafic : pas vraiment durable comme opération. Du reste, indique Samuel Tual, seuls 300 000 boîtiers (pour équiper les camions) ont été fabriqués, sur un besoin de 700 000. Peut-être que le gouvernement trouvera là un argument pour appliquer ce moratoire ?


Rémi Hagel


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Catégories : Fiscalité

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