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France - 25-10-2013

Patrons et FNSEA demandent 
un moratoire sur l’écotaxe

FISCALITE

L’écotaxe prélevée sur le transport des poids lourds doit entrer en vigueur au 1er janvier. Le monde agricole et agroalimentaire a manifesté son mécontentement mardi 22. Il réclame un ajournement de la mesure.

L’écotaxe va “renchérir au niveau national de 4,8% le coût du transport des marchandises par la route. Les entreprises situées en zones rurales seront particulièrement pénalisées” selon la CGPME.

L’écotaxe va “renchérir au niveau national de 4,8% le coût du transport des marchandises par la route. Les entreprises situées en zones rurales seront particulièrement pénalisées” selon la CGPME.


"Comment comprendre que nos voisins Bretons à Fougères soient exonérés ?” La Bretagne à 50%, l’Aquitaine et le Midi-Pyrénées à 30%. “Et ensuite, les Alpes ?” interpelle Philippe Jehan, président de la FDSEA de la Mayenne. Pour lui, “c’est tout le monde ou personne”. Le monde économique (les transporteurs, le Medef, la CGPME) et le monde agricole grognent contre l’écotaxe. La FNSEA, Jeunes Agriculteurs, l’Association nationale des industries alimentaires et Coop de France ont demandé au gouvernement d’ajourner la mise en application de l’écotaxe, “tant que les conditions économiques ne sont pas réunies et que la croissance n’est pas au rendez-vous. Nos secteurs d’activités n’ont plus la capacité d’encaisser une nouvelle charge qui, une fois de plus, se traduira par des pertes d’emplois et de richesses pour les territoires”. Ils rappellent la situation critique de bon nombre de filières agricoles et agroalimentaires. “La situation économique et sociale par­ti­cu­liè­rement dégradée en Bretagne en est le symbole mais au-delà c’est bien l’ensemble des régions françaises qui sont concernées”. Le 18 octobre, le conseil régional de Bretagne (socialiste) a également plaidé pour ce moratoire.


“Des choses à améliorer”


Mardi 22 octobre, le monde agricole et agroalimentaire s’est mobilisé (soutenu par la CGPME). A Socopa Evron, les sirènes incendie ont retenti à midi, en signe de protestation. L’abatteur estime à 5% l’augmentation du coût du transport engendré par cette taxe dont l’application est prévue le 1er janvier 2014. A Laval, au Mans, la FDSEA a rencontré les préfets. En Bretagne, des portiques ont été bâchés. Des manifestations ont eu lieu en Normandie, dans l’est de la France et en région parisienne. “Entre les champs, dans la grande plaine sableuse de Fontainebleau, et le marché en gros de Rungis, les maraîchers devront passer pas moins de cinq portiques”, compte Gurvan Le Gall, directeur de la FDSEA de Seine-et-Marne. Dans la région Ile-de-France par exemple, l’écotaxe représentera un surcoût “de 30 000 à 50 000 euros par an et par producteur”.


“Il y a certainement des choses qu’il faut améliorer”, a admis Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. Il affirme que “l’écotaxe, ce n’est pas non plus des milliards et des milliards”. Elle rapporterait “globalement en terme national autour de 400 millions d’euros”. Le ministre des Transports Frédéric Cuvillier assure que la taxe ne créera pas de concurrence déloyale avec les autres pays européens (plusieurs appliquent déjà une telle taxe).


Pour en savoir plus

http://www.bretagne.developpement-durable.gouv.fr/ecotaxe-poids-lourds-r600.html


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