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Europe - 18-10-2013 - Christian Evon

Annonces de Cournon : la Confédération paysanne est amère

PAC

Pour la Confédération paysanne, c'est la soupe à la grimace : la promesse d'une réorientation des aides en faveur des petites structures, des productions les plus en difficultés et de l'emploi a fait long feu.

Avec ces annonces qui vont à l'encontre de ses revendications, la Confédération paysanne s'attend à des lendemains difficiles.

Avec ces annonces qui vont à l'encontre de ses revendications, la Confédération paysanne s'attend à des lendemains difficiles.


Pour le syndicat, le compte n'y est pas du tout : taux de convergence dans la fourchette basse, surprime aux 52 premiers hectares et réorientation d'un milliard d'aides en faveur de l'élevage en trompe-l'œil. “L'ambition d'une Pac avec plus de justice attendra” ont expliqué les responsables régionaux le 10  octobre à Anetz (Loire-Atlantique) au cours du débat organisé sur l'avenir de l'élevage dans la région pour la période 2014-2020.


C'est Régis Hochart, membre du CESE et à qui le PS a confié un groupe de travail sur l'agriculture, qui a sonné la charge. “Politiquement, on n'a jamais été aussi pénalisés qu'aujourd'hui. On a fait allégeance totale à la FNSEA et à sa direction, en sachant très bien ce que l'on faisait. On a trouvé un arrangement pour qu'il n'y ait pas trop de vagues sociales dans les territoires”.


Le syndicat s’estime abandonné en rase campagne

L'ancien porte-parole du syndicat est presque désabusé. “On se retrouve face à un deal pas très glorieux. On s'est interdit d'aller chercher de l'argent là où on pouvait le prendre. Le carnage des vaches laitières a été limité, mais sans réorienter quoi que ce soit. Les céréaliers viennent d'économiser 250 à 300 millions d'euros, alors qu'on aurait pu prendre 500 à 600 M€ aux plus grandes exploitations de grandes cultures des régions les plus riches. La montagne est la grande gagnante. Se dessine une Pac qui n'arrêtera pas l'agrandissement ni les grandes cultures. L'élevage sera toujours en difficulté et on va continuer à perdre de l'emploi agricole.”


Economiste à l'Inra, Vincent Chatellier n'a pas démenti et a essayé de décrypter les annonces du président de la République. “La grosse interrogation est de savoir si les 30 % d'aides directes seront maintenues sur une base historique, ou bien si elles s'appliqueront sur l'ensemble du budget de la France pour la période. Dans le premier cas, ça fait 3,5 milliards d'euros et dans le second, 70 milliards.” Il présentera l'impact sur les systèmes de production quand les choses seront clarifiées.


“Un excès d'aides découplées peut nuire à l'innovation et à la restructuration. Surtout, elles inciteront les aînés à la préservation du foncier pour aboutir à une véritable captation. Des agriculteurs de plus de 65 ans garderont leur exploitation tout en faisant faire le travail par des entreprises, qui auront un coût par hectare inférieur” a conclu Vincent Chatellier.


Christian Evon


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Catégories : syndicalisme

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