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France - 18-10-2013 - Rémi Hagel

Ophélie Chartier : “Sur mon élevage porcin, le patron, 
c’est moi"

CHAMP LIBRE

Ophélie Chartier, est installée en élevage porcin, en individuel, à Cigné (Mayenne). Elle a obtenu le Coup de cœur du prix départemental de l’installation des femmes en agriculture.

Ophélie Chartier a obtenu le prix Coup de cœur départemental (Mayenne) de l'installation des femmes en agriculture

Ophélie Chartier a obtenu le prix Coup de cœur départemental (Mayenne) de l'installation des femmes en agriculture


"Seule sur votre exploitation, peut-être que vous vous ferez aider ?” “Eh bien, si vous voulez venir...” Rire général. Ophélie Chartier vient de répondre au préfet, Philippe Vignes, venu conclure la cérémonie. Ophélie Chartier n’a pas froid aux yeux. A 26 ans, elle vient de s’installer en individuel, en reprenant un élevage de 140 truies naisseur-engraisseur partiel en multiplication. “Je n’engraisse que les femelles que je vends en cochettes. Les mâles partent à 25 kg chez un engraisseur.”


Non issue du milieu agricole

De la confiance, il en faut pour se lancer seule, dans une production qui n’a plus installé pendant des années, et en n’étant pas issue du milieu agricole. Son père est employé chez Veolia, sa mère secrétaire. Mais pour Ophélie Chartier, les choses se sont dessinées assez rapidement. “Vers 15-16 ans, je cherchais un petit boulot pour l’été. J’en ai trouvé dans une ferme de mon village, à Origny-le-Roux (Orne). J’ai pris goût au métier.” Elle avait trouvé sa voie. 


Elle se forme : bac agricole, BTS Productions animales. Elle effectue un stage dans une exploitation porcine. “Elle était toute petite, 70 truies naisseur-engraisseur. Il y avait peu de moyens techniques, beaucoup de travail manuel. Cela aurait pu me dégoûter, mais je suis tombée chez des gens passionnés, qui ont su me transmettre l’amour de la production.” Ce qui lui a plu ? “C’est une production complète, où on est autonome. J’aime la conduite d’élevage, sa rigueur. Cela va très vite, en positif comme en négatif. En voyant que mes maîtres de stage étaient performants malgré des conditions moyennes, je me suis dit que si je pouvais m’installer dans des bâtiments plus modernes, ça ne pouvait que marcher.”


Ophélie Chartier s’est forgé une expérience, notamment comme porchère dans le Finistère pendant trois ans et demi. Elle y gérait un site de 200 truies sur une exploitation qui en avait 1 200. Puis elle a cherché à s’installer avec l’aide des groupements. Elle a trouvé, à un jet de pierre de l’Orne, à Cigné. Un an et demi de parcours à l’installation, avec un stage de parrainage chez son cédant, et la voici à la tête de son entreprise depuis novembre dernier. Elle travaille avec la Cam. “J’ai toujours eu le projet de m’installer seule. Parce que j’ai des idées arrêtées sur la production, et qu’elle se conduit très bien. J’arrive à gérer seule, je me surprends même à faire du bricolage. Tous les jours, j’en apprends !”


Quant à évoluer dans un univers plutôt masculin, ça ne pose pas de problème. “Certains commerciaux sont surpris la première fois.” Ils tombent sur cette pimpante jeune femme et demandent si les patrons sont là. “Le patron, c’est moi !” Petit à petit, “je me fais ma place, je fais mes preuves”. Ce qui la dérange plus, c’est que “beaucoup de gens, y compris dans mon entourage, associent l’élevage de porc aux problèmes d’environnement. C’est dommage”.


Rémi Hagel


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