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Matériel - 18-10-2013 - Antoine Humeau

A quoi roulera le tracteur du futur ?

MACHINISME

Face à l'augmentation des coûts des carburants fossiles, quelles alternatives existeront demain pour faire tourner les tracteurs ? Les constructeurs planchent sur des solutions. Biogaz ou hydrogène, pour l'instant on tâtonne.

racteur Valtra au Biométhane, ici exposé au Sima 2013. Le gaz est stocké dans des réservoirs sur le côté du châssis. L’autonomie n'excède pas six heures, mais une alimentation diesel permet de compléter.

racteur Valtra au Biométhane, ici exposé au Sima 2013. Le gaz est stocké dans des réservoirs sur le côté du châssis. L’autonomie n'excède pas six heures, mais une alimentation diesel permet de compléter.


Certains constructeurs s'étaient orientés vers les agrocarburants de première génération il y a quelques années, voyant là une solution idéale. Mais ils ont dû rapidement se raviser, compte tenu des polémiques suscitées par ces agrocarburants. La firme New Holland, pionnière sur l'utilisation des agrocarburants première génération, s'est par exemple réorientée vers l'hydrogène depuis 2009. Ce projet “NH2” a pour principale vertu de supprimer toutes émissions polluantes. 


L'hydrogène est produit à partir de l'eau et des panneaux photovoltaïques : l'électricité casse la molécule d'eau. L'hydrogène, dans une pile à combustible, produit de l'électricité pour assurer la puissance équivalente à 140 CV. “On y croit beaucoup”, avance Nicolas Morel, chef de produit tracteurs à forte puissance chez New Holland. Ce serait une petite révolution dans le tracteur puisque sous le capot, tout changerait : un réservoir à hydrogène prendrait la place du moteur, et sous la cabine, à la place du réservoir à carburant et de la boîte de vitesse, se trouverait la pile à combustible. Le tracteur n'aurait plus de vitesses, et fonctionnerait un peu comme une boîte automatique.


Comment stocker l’hydrogène ?

Mais deux problèmes restent à régler. Le premier concerne le stockage de l'hydrogène, puisque l'autonomie n'excède pas trois à quatre heures. Ensuite, le coût très élevé de la pile à combustible. “On est donc obligé de rephaser le projet, poursuite Nicolas Morel. On a une vision seulement sur dix ans au minimum”. Le tracteur à hydrogène, ce n'est donc pas pour demain, et en attendant, la firme travaille sur d'autres pistes, comme le méthane. Là aussi, avec ce tracteur au gaz agricole, finies les émissions de particules. Finie aussi l'énergie fossile. Pas de risque de raréfaction de la ressource. Mais l'autonomie serait très limitée. “Coupler le méthane avec 30 % d'hydrogène permettrait d'avoir une autonomie intéressante”, fait remarquer Nicolas Morel. Mais comment stocker l'hydrogène ? En tout cas, ce tracteur hybride devrait être présenté par la firme en 2016, et pourrait être commercialisé “d'ici cinq ou six ans”.


Chez Valtra, on travaille sur le tracteur au biométhane, depuis 2010. “On veut permettre à l'agriculteur d'alimenter lui-même son tracteur, explique Alexandre Chantrelle, responsable produits chez Valtra France. On ne doit pas compromettre l'aspect pratique et la performance”. Le tracteur est en fait hybride : on conserve une partie diesel pour démarrer l'engin, car l'alimentation au biométhane ne permet pas de le faire. 70 à 80 % de l'énergie sont fournis par le gaz, selon la qualité du biométhane. Le diesel fait le reste. En cas de problème d'autonomie, le tracteur peut toujours fonctionner en 100 % diesel. De quoi rassurer les éventuels clients.


“Permettre à l’agriculteur d’alimenter son tracteur”


Le biométhane est stocké à 200 bars de pression dans des réservoirs sur le côté du châssis. La capacité de stockage est de 192 litres, soit l'équivalent de 35 litres de carburant diesel. Soit une autonomie de 4 à 6 heures pour des travaux communs d'une exploitation d'élevage. Mais il est toujours possible de rajouter des bouteilles de stockage.


Grâce à ce système hybride, l'autonomie n'est pas un frein. Et surtout, les charges de carburant peuvent être diminuées de 10 à 40 % selon le prix des carburants en vigueur. Mais attention : le biométhane du tracteur est du biogaz épuré puis comprimé. Pas question de faire le plein depuis son méthaniseur. Autre contrainte, non négligeable : il existe actuellement deux sites de stockage de biométhane en France : en Moselle et en Seine-et-Marne. Il faudra en passer par le développement de la filière pour être en mesure de s'approvisionner aisément.


Antoine Humeau


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Catégories : Matériel Salons

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