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Sarthe - 11-10-2013

Horticulteur et boulanger, par force

Patrick Plessis, horticulteur à Saint-Saturnin, constate une sérieuse aggravation de la situation des horticulteurs depuis trois ans. Il redoute l'augmentation de la TVA prévue au 1er janvier sur les fleurs.

Patrick Plessis

Patrick Plessis

"Notre profession est tellement mal en point que si nous ne faisons rien, nous allons disparaître. On ne compte plus les entreprises horticoles, grandes et petites, qui, à force de rogner leur marge, ont mis la clé sous la porte,” résume Patrick Plessis, horticulteur à Saint-Saturnin depuis 25 ans après avoir repris l'exploitation familiale. “Moi-même, j'arrive à 55 ans et j'en suis à aller travailler l'été en 3/8 dans une boulangerie industrielle. C'était ça où pas de revenu pendant trois mois !” Les achats de fleurs ne font que baisser. L'été et l'hiver sont devenus des mortes saisons. Or, “par souci de rentabilité, les horticulteurs sont tentés d'augmenter leur production. Je l'ai fait moi-même mais c'est un mauvais calcul. Aujourd'hui, je fais l'inverse, je réduis les frais, j'adapte la production.”


Non à la prochaine hausse de la TVA

“Aller travailler à l'usine est une très bonne expérience que je ne regrette pas. Mais c'est la dernière solution que j'ai trouvée pour convaincre ma banque.” Au mois de janvier dernier, il invitait le ministre de l'Agriculture à venir constater la situation sur place. “Nous lui avions dit que la hausse de TVA de 5,5 à 7 % avait mis plusieurs milliers d'actifs au chômage. Mais cela n'a pas empêché de maintenir la nouvelle hausse prévue de 7 à 10 % au 1er janvier prochain. Nous lui redirons que cela ne lui fera pas un euro quand il aura déduit le coût social des fermetures d'entreprise qui vont suivre. Les fleurs ne sont pas un achat prioritaire, nos prix ne peuvent pas monter sinon les gens n'achètent plus. D'ailleurs, j'ai constaté que mes prix n'ont quasiment pas bougé depuis 25 ans.” La situation est très tendue et il est possible que le public ne s'en rende même pas compte. Un grossiste hollandais s'est installé tout près de l'exploitation de Patrick Plessis mais il ne cultive rien ; il ne fait que recevoir des camions et redistribuer à des détaillants, une marchandise qui vient de Colombie, du Kenya, du Maroc ou d'ailleurs.


Créer un marché
aux fleurs

Construction de la nouvelle ligne de tram oblige, le marché des Jacobins a été réorganisé au 1er octobre. Patrick Plessis a encouragé les fleuristes à se regrouper à part des autres commerçants, en face de l'autre côté de la rue. “La nouvelle disposition du marché des Jacobins le dimanche matin au Mans est peut-être le tremplin qui va relancer notre profession” s'enthousiasme déjà Patrick Plessis. “Parce que le fait de créer un marché aux fleurs digne de ce nom va attirer du monde. Certains horticulteurs ont peur de la concurrence de leur voisin. Mais moi, je crois plutôt à l'effet de masse qui fera que les clients auront plaisir à se retrouver au milieu d'un large choix. Et puis, cela peut nous ouvrir de nouvelles potentialités.”

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Catégories : Horticulture

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