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Social - 27-06-2002

Offre de soins : 'Unis, nous réussirons'

Des adhérents se demandent s’il ne leur sera pas plus facile de voir leur vétérinaire que leur médecin. Cette remarque provocatrice lance le débat sur l’offre médicale dans le département, lors de l’assemblée générale de la Mutualité sociale agricole, le 25 juin à Château-Gontier.
La situation en Mayenne, on commence à la connaître (voir l’article de la semaine dernière), mais les intervenants de la table ronde apportent des éléments supplémentaires. Ainsi Florence Savary, directrice adjointe de l’Union régionale des caisses d’assurance maladie, rappelle que la densité médicale est deux fois moins importante ici que dans des départements du sud de la France. Pour les infirmières, c’est de 1 à 5, pour les spécialistes, de 1 à 4. Le Dr Alain Corvez, médecin national de la MSA, insiste sur le problème majeur : la non-transition générationnelle des médecins. Les départs en retraite vont se faire plus nombreux dans les prochaines années. « C’est une bombe ! » Autre raison invoquée à la désertification des campagnes : la féminisation. « Dans le milieu rural, c’est souvent l’épouse du médecin qui se chargeait du secrétariat. Aujourd’hui, le mari de la femme-médecin ne va pas abandonner sa profession pour aider son épouse » analyse le Dr Philippe Venier, président de l’Ordre des médecins de la Mayenne.
Jean-Marie Lebeau, directeur adjoint de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales, relativise : « La densité médicale est faible sur l’ensemble des Pays-de-la-Loire (96 généralistes pour 100 000, contre 103 en France). Pour autant, nous n’avons jamais constaté que l’état de santé des habitants était plus mauvais. » Et Florence Savary d’ajouter que la Mayenne à l’un des plus faibles taux de mortalité du pays.

Un cabinet médical virtuel

L’ensemble des acteurs mayennais s’active et propose des solutions afin de rendre le métier plus attractif : réduction du nombre de secteurs de garde, mise en place d’un extranet pour rompre l’isolement des praticiens. Une expérimentation est menée : un cabinet médical virtuel va être créé sur les communes de Montsûrs, Soulgé, Vaiges, Martigné. Ainsi, comme dans un cabinet, les patients pourront consulter un autre médecin, s’ils le souhaitent. Les fichiers seront mis en commun en réseau, par satellite.
De l’avis de tous, la concertation des Mayennais est exemplaire. D’autres départements pourraient s’en inspirer. Le préfet le souligne : « Nous ne réussirons que parce que nous serons unis ».
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Aaexa : 18 % des agriculteurs séduits
« Pourquoi si peu d’agriculteurs ont adhéré à l’Aaexa ? » s’est interrogé un adhérent. « Un assureur privé a un porte-feuille plus large, concernant la voiture, la maison… Il peut faire un paquet cadeau avec une réduction » analyse Georgette Rousselet, la présidente de la MSA. « Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas négocier. Ce n’est pas notre mission. »

La Fontaine au Bac sans projet
Concernant la Fontaine au Bac, Benoît Péricard, directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation, dénonce le manque de projet médical qui permettrait de faire évoluer la situation. « Chacun est resté dans son donjon, enfermé dans ses certitudes. Le problème est d’adapter l’établissement à la nature de l’activité médicale, pas de faire en fonction de l’histoire des murs. Quand vous vous installez sur une exploitation agricole, vous pensez d’abord à votre production avant de songer à la couleur des bâtiments. » Il a conclu : « Le statu quo est inacceptable.., tout comme la fermeture est inacceptable ».
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