• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > Un prix du lait loin du niveau espéré
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 04-10-2013 - Frédéric Gérard

Un prix du lait loin du niveau espéré

MARCHES

La rentrée voit des prix disparates entre laiteries. Et les moyens qui ont été offerts aux producteurs semblent insuffisants pour rectifier le tir.


La rentrée promettait d’être bonne, pour les producteurs de lait. Les indicateurs leur prédisaient une belle hausse des prix. Le lait spot est d’ailleurs à 500  euros. Le prix en Allemagne continue de grimper. Mais les transformateurs voient les choses autrement. Cette semaine, les grandes fédérations (Fnil, FNCL, FNPL, FCD, etc.) ont rendez-vous au ministère. Les conclusions pourraient en être aussi stratégiques que symboliques.


Lactalis, Sodiaal, Bel à 340  euros/1 000 litres


Premier mis en cause, avec un “prix politique” de 340  euros sur l’année, le groupe Lactalis fait des émules. Sodiaal emboîterait le pas. Lundi, le groupe Bel n’est pas revenu sur ses positions. Même tarif, avec les 25  euros obtenus suite à la médiation en juin par les producteurs dont le remboursement est réclamé. Chez Bongrain les 25  euros repris correspondent à l’avance de trésorerie au premier trimestre. “Sur l’année, on est plutôt en haut du panier, pour l’instant, à 342-344 euros”, se félicite le représentant des producteurs Christophe Tinnière.

La plupart des OP avouent le “peu de pouvoirs” qu’elles ont pour peser sur les entreprises. “Le décret sur les organisations de producteurs ne va pas suffisamment loin”, regrette Sébastien Amand, président de l’Unell, l’union des OP Lactalis. La France aurait mal appliqué le fameux “Paquet lait”, dont l’Europe se satisfait largement.


La grande conférence laitière qui s’est tenue à Bruxelles, le 24  septembre, n’a débouché sur aucune avancée concrète. Les propositions visant à établir quelque régulation de la production laitière sont restées lettre morte. Le commissaire Dacian Ciolos invite à “utiliser les outils qui sont mis à la disposition des Etats membres et qui ne le sont pas”. Il envisage des aides conjoncturelles et géographiques afin d’éviter que des exploitations laitières, situées dans des bassins plus fragiles, qui “en situation normale, peuvent trouver leur place sur le marché, ne disparaissent en période de crise”. Dacian Ciolos plaide aussi pour un observatoire européen des marchés, conscient que son efficacité dépendra “d’un engagement fort des Etats membres et du secteur à fournir des statistiques fiables”...


La situation des marchés semble plutôt bonne, actuellement. Les producteurs le disent, mais peinent à se faire entendre.


Frédéric Gérard


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services