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Loire-Atlantique - 04-10-2013

Saliniser les canaux pour freiner sa progression de la Jussie

Un projet expérimental de gestion de la jussie par salinisation du canal du Priory et des douves adjacentes vient de démarrer en Brière.

Il est porté par le Syndicat du bassin-versant du Brivet et le Parc naturel régional de Brière. “Il s'agit d'un projet novateur pour tenter de répondre à la prolifération de la plante et aux inquiétudes des agriculteurs du marais” explique Guillaume Panhelleux, responsable d'équipe au SBVB.

Fin mai, au cours de son bureau décentralisé qui s'était déroulé à Trignac, la chambre d'Agriculture avait tiré la sonnette d'alarme. L'évolution de la colonisation de la jussie apparaît de plus en plus forte sur les fossés, les canaux et même les prairies.

Pourtant depuis 1999, le syndicat mixte du Parc naturel régional réalise des inventaires sur les plantes invasives avec l'appui du SBVB et d'Agrocampus Ouest. Des interventions d’arrachage et de limitation du développement de la plante sont également entreprises chaque année. Des précédents travaux scientifiques en laboratoire à l’Agrocampus Ouest ont montré une sensibilité de la plante au sel. A la demande des agriculteurs locaux soutenus par la chambre d'Agriculture, le Syndicat du bassin-versant du Brivet a donc décidé d'engager une expérimentation sur plusieurs années en envoyant de l'eau salée dans les marais.


Associer tous les acteurs de terrain

“La difficulté vient du fait qu'il n’existe pas actuellement de véritable retour d’expérience sur le sujet” explique Jean-Patrice Damien, technicien du Parc naturel régional de Brière. “En remettant en cause la gestion hydraulique actuelle, ce projet inédit de gestion de la Jussie nécessite une évaluation préalable afin de cerner les modalités techniques, mais également de mesurer les impacts sur la plante-cible, sur les communautés biologiques, l’hydrologie ou encore les activités en marais.”

L'envoi d'eau saumâtre se fera donc sur une zone limitée, afin d'en mesurer correctement les effets, notamment les impacts sur la faune et la flore. Les agriculteurs du marais sont pleinement associés à la démarche. L'incidence sur les activités agricoles sera évaluée et les exploitants des parcelles riveraines seront informés par courrier et par voie de presse de la date des opérations. Présenté par le SBVB, le cahier des charges du projet expérimental a été négocié avec les collectivités locales, les acteurs de terrain, les scientifiques et les services de l’Etat.

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