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Pays de la Loire - 27-09-2013 - Frédéric Gérard

Lait : Coralis veut rejoindre 
l’union Agrial-Eurial

COOPERATIVES LAITIERES

Mardi, le nouveau conseil d’administration de Coralis, qui avait balayé le projet de tour de séchage mené avec Bongrain, en avril, a voté pour s’allier au jeune duo Agrial-Eurial. Laïta, avec Even, Lactalis mais surtout Sodiaal voient une opportunité disparaître.

Le président de Coralis, Jean-Yves Rissel, justifie le choix du duo Agrial Eurial par la reconnaissance “d’un même esprit de mutualisme territorial”.

Le président de Coralis, Jean-Yves Rissel, justifie le choix du duo Agrial Eurial par la reconnaissance “d’un même esprit de mutualisme territorial”.


Voici le futur numéro 2 de la coopération laitière française : la fusion à trois entre Agrial, Eurial et désormais
Coralis se placera derrière Sodiaal (5 milliards de litres de lait collectés, après la reprise de 3A), mais devant Laïta (1,3 milliard de litres) ; Lactalis restant le leader national (5,5 milliards de litres). Tout devrait s’accélérer puisque Coralis devrait devenir la 15e région Agrial dès l’an prochain, lors des assemblées générales. “Les réalités économiques de Coralis l’imposent”, note Ludovic Spiers, directeur du groupe coopératif normand où habituellement, “on aime bien prendre son temps pour mener à bien les fusions”. La fusion avec Eurial ne sera d’ailleurs finalisée qu’en juin 2015.


Maintien de l’emploi

Pour les producteurs, adhérents mais aussi les salariés, cette orientation offre des perspectives plus réjouissantes. Un choix pris à la quasi-unanimité, puisque l’ensemble des administrateurs et des délégués (sauf quatre) ont voté pour ce projet. Les deux autres projets (trois, si on compte la proposition de Lactalis (1)...) ne portaient pas sur la totalité des activités de Coralis, qui compte plusieurs filiales : Vern aliments, détenue avec la Cooperl, Distralis et TLC (transport et logistique). Agrial aurait même des idées de développement, pour ces activités.


“Je ne me rappelle pas avoir vu les gens ressortir aussi souriants d’une réunion chez Coralis”, rapporte un adhérent : “Avant, on nous annonçait toujours des mauvaises nouvelles.” Ainsi, les deux derniers exercices se sont soldés avec un déficit de millions d’euros. “C’était sans doute l’une des premières réunions (lundi) où les adhérents pouvaient s’exprimer”, renchérit Jean-Yves Rissel, président depuis le renversement du CA, au mois d’avril. “C’est un moment fort pour la coop, un moment de partage entre adhérents, mais aussi avec les salariés.”


Dès l’annonce du projet mené avec Bongrain par la précédente équipe dirigeante, éjectée lors d’une assemblée générale extraordinaire en avril, les employés de la laiterie et des filiales avaient exprimé leurs inquiétudes. La question d’éventuelles suppressions d’emplois persistait lorsque le nom de Sodiaal revenait ensuite avec insistance : le risque d’abandon de la laiterie, “une de plus”, et des filiales, planait.


A l’inverse, Agrial joue la carte de la confiance et du “projet territorial”. “Coralis comble un trou géographique sur la carte de la collecte laitière, entre la zone Normandie et la zone Eurial” (sud des Pays-de-la-Loire et Poitou), précise Ludovic Spiers.


“Respect du prix du lait”

Autre aspect réconfortant, pour les 700 éleveurs, régulièrement habitués à voir leurs paies grevées pour renflouer la trésorerie de la coopérative, le respect des indicateurs interprofessionnels. Mais encore : “Agrial est pratiquement la seule coopérative, pour l’instant, à avoir renoncé à mettre en place un prix B”, se félicite ce délégué breton — à l’inverse, il est appliqué par
Sodiaal et Laïta.


Cette nouvelle donne devrait avoir des incidences sur les projets d’investissements dans les exploitations laitières d’Ille-et-Vilaine : ces dernières années, plusieurs projets d’installation avaient été bloqués, face à l’état de santé de Coralis. Plusieurs producteurs avaient aussi annulé l’achat de robots de traite. “C’est un soulagement, commente Jean-Yves Rissel. On n’avait plus les moyens financiers de réagir seuls, malgré des atouts. Aujourd’hui, on ramène un projet sécurisant et valorisant pour l’économie du département.”


Frédéric Gérard


(1) Lactalis avait aussi déposé une proposition de reprise, mais elle ne correspondait pas, d’emblée, au critère “coopératif” requis par le nouveau conseil d’administration de Coralis.



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Agrilait : des pertes à l’export

La marque de lait UHT de Coralis avait plusieurs handicaps : une mauvaise valorisation et un référencement

principalement dans l’Ouest et le bassin rennais. Un projet de développement commercial était d’ailleurs porté par la précédente équipe dirigeante. “Mais sans moyens, sans fond de roulement, sans accès aux lines de crédits, qu’est-ce qu’ils pouvaient faire ?”insiste aussitôt Jean-Yves Rissel. Le président voit donc d’un bon oeil le projet export proposé par les nouveaux partenaires, Agrial et Eurial, plus aguerris sur ces marchés extérieurs. “Cela ne représente que 20 ou 30 millions de litres de lait. Mais cela permettrait d’optimiser notre outil.”L’usine de Cesson-Sevigné, développée suite au rachat de la collecte de la laiterie de Derval (Loire- Atlantique) en 2009, ne parvient aujourd’hui qu’à transformer 115 millions de litres de lait malgré une

capacité de 150 millions de litres. Entre les fromages d’Eurial et les produits frais d’Agrial (filiale Senagral), la coopérative bretonne vient élargir la gamme son lait UHT. Le nom Coralis demeurera d’ailleurs, comme celui de la future SAS, filiale UHT d’Agrial, indique le directeur Ludovic Spiers.



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Catégories : Lait

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