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France - 20-09-2013 - Frédéric Gérard

Dans l’attente d’une réponse “palpable”

EMPLOI

La visite de Jean-Marc Ayrault au Space a débuté par une rencontre d’une heure avec des professionnels et des salariés des entreprises Gad, Tilly-Sabco et Doux. Ces derniers n’en attendaient “pas grand-chose”, mais espéraient néanmoins percevoir quelques signes d’encouragement.

Environ 2 000 personnes, salariés, cadres, patrons, producteurs, retraités et élus se sont rendus au Space pour signifier au Premier ministre leurs préoccupations. Pressé par le temps, Jean-Marc Ayrault n’est pas venu à eux. “Une bourde monumentale”, juge Michel Prugue, président de la Confédération française de l’aviculture.

Environ 2 000 personnes, salariés, cadres, patrons, producteurs, retraités et élus se sont rendus au Space pour signifier au Premier ministre leurs préoccupations. Pressé par le temps, Jean-Marc Ayrault n’est pas venu à eux. “Une bourde monumentale”, juge Michel Prugue, président de la Confédération française de l’aviculture.


"Lorsque François Hollande est venu en 2012, il nous a dit qu’ils découvraient la situation [de la filière, principalement Doux, à l’époque]. Ils venaient d’être élus, rapporte Thierry Gourlay, secrétaire du comité régional CGT Bretagne. Mais quand, un an après, et à la suite d’une multitude de réunions, Jean-Marc Ayrault vient nous dire la même chose, ça ne passe plus.”


Pour ce syndicaliste breton, le Gouvernement “manque de stratégie industrielle” mais aussi de “fermeté” face aux entreprises. “Les seules annonces qui ont été faites au Space sont à l’attention des chefs d’entreprise ou de l’agroalimentaire, poursuit le représentant CGT. Mais il n’y a aucune réponse aux préoccupations des salariés.”

En effet, les entreprises reconnaissent des “avancées”, mais regrettent l’absence de réponses à “l’urgence”. La question qui demeure, pour eux : Comment trouver, sans un coup de pouce de l’Etat, les moyens de s’adapter dans la précipitation à la suppression des restitutions, alors que les pertes de la filière atteindraient 4 millions d’euros par mois ?


“Vingt ex-Doux en CDI”


L’enjeu est gigantesque, pour la Bretagne, l’Ouest et l’agroalimentaire français en général. A tel point que des camps habituellement éloignés se rejoignent. C’est le cas de Force ouvrière (FO) et de la Fédération des industries avicoles (FIA), qui déroulent le même argumentaire : maintenir la production, pour sauver l’emploi. Le constat des premiers reclassements est peu encourageant. A l’instar des licenciés du séisme Doux : 20 personnes en CDI sur un millier, les autres en formation “pour ne pas être comptabilisés dans les chiffres du chômage”.


“Nos représentants politiques, de Droite comme de Gauche, n’ont pas l’air de prendre la mesure du séisme économique qui va se produire”, s’alarme Nadine Hourmand, élue du personnel du site de Châteaulin.

“On peut participer au redressement productif de la France, mais il faut nous en donner les moyens”, clame le président de la chambre d’Agriculture de Bretagne, qui appelle à “un plan plus large, pour accompagner l’aval”. Sa déception atténuée après “relecture du discours” du Premier ministre, Jacques Jaouen cite la promesse de simplification administrative. Et reconnaît : “On a au moins des échéances.” Même s’il manque encore “du concret”...


Une nouvelle rencontre de la filière est prévue le 30 septembre, à la préfecture de Rennes, sous l’égide de Guillaume Garot. “Une réunion de plus” au cours de laquelle les salariés espèrent enfin avoir “du palpable”.

Le temps des politiques n’est décidément pas celui des entreprises.



Frédéric Gérard


+++

Gad, entre deux Bretagne

Mercredi, le Tribunal de Commerce de Rennes a repoussé jusqu’au 9 octobre la date limite de dépôt des dossiers de continuation ou de reprise. La position de Prestor, actionnaire minoritaire, semble avoir retenu le couperet : le groupement a assuré d’un approvisionnement de 26 000 porcs par semaine. Des mobilisations locales protestent contre la fermeture de “leur” usine. La Cecab, actionnaire majoritaire, semble quant à elle privilégier l’usine de Josselin, en centre Bretagne. Les salariés du site de Lampaul (29) craignent de voir leur abattoir sacrifié. Ils ont protesté contre cette perspective sur le stand de la Cecab, au Space.



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Catégories : Aviculture

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