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Autres eco-gestion - 04-06-2002

Elles sont venues prendre leur place

Florence Besnier compte dans quelques mois devenir, comme son conjoint, associée d’un Gaec lait, porc et céréales à la Bigottière. Galina Lami va préparer un BPREA en 2003 pour s’installer en Earl avec son mari sur une exploitation lait, volailles et céréales à Ballée.

Bien que fille d’agriculteurs, Florence Besnier avoue en riant qu’elle n’avait « pas pratiqué ». Aujourd’hui, elle est salariée et s’apprête à devenir associée de Gaec. A la naissance de son premier enfant, elle juge ses horaires de commerciale « incompatibles avec la vie de famille » qu’elle souhaite. Depuis, elle apprécie « d’avoir mes deux enfants avec moi tous les jours, de les voir grandir. Et de pouvoir les emmener chez le docteur sans demander une heure à mon patron ».
D’un salon de coiffure nantais à une ferme mayennaise
Galina exprime le même bien être de maman, après avoir vécu un parcours plus brusqué. Quand, pure citadine nantaise, elle suit son conjoint en Mayenne, l’installation n’est pour elle qu’un projet vague.. qui va se concrétiser après l’apparition d’une allergie aux produits de coiffure. En 1998, elle devient coexploitante sur la ferme de son mari à Ballée, avec une Earl en projet pour 2004. Elle ne montre aucune nostalgie : « c’est clair qu’au départ il faut en avoir envie. La question des contacts se pose, mais les agriculteurs ne sont plus isolés comme avant, il y a beaucoup d’entraide ». Les deux jeunes femmes s’accordent sur la liberté de « gérer son temps comme on l’entend », tout en faisant ce qui doit l’être. « On travaille pour soi, on doit être rigoureux », insiste ainsi Florence. « Il y a des contraintes, comme la traite, l’administratif et on travaille avec des êtres vivants, d’où de l’imprévu. On aimerait parfois partir plus souvent mais cela ne nous manque pas viscéralement car nous et nos enfants ne sommes pas enfermés tout le jour ».
« Où est votre mari ? »
Leur vie familiale ne les détourne donc pas de leur vie professionnelle. Florence Besnier raconte que les compétences acquises en BPREA l’ont aidée à se « faire sa place » au sein du Gaec et auprès des techniciens et vendeurs. « Le milieu agricole a bien évolué, même depuis 1997, date où mon mari s’est installé. Avant, certains entraient et demandaient, sans dire bonjour, où était mon mari. Maintenant, ils voient que les femmes ne sont plus là pour faire la traite pendant que ces messieurs discutent finances ». Avec un aussi large sourire, Galina raconte sans complexe comment elle s’est débrouillée pour faire réparer le groupe électrogène de leur bâtiment avicole. « Il n’était pas question d’attendre, j’ai appelé le technicien qui m’a indiqué de tourner telle clé à tel endroit ». Même devant des tâches à priori peu féminines, ces exploitantes témoignent que « on trouve toujours des solutions, même si on n’est pas forcément très douées pour ça ».
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