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France - 30-08-2013

Jean Mouzat est président du Modef. Le 22

Jean Mouzat est président du Modef. Le 22 juillet, il rencontrait le ministre de l’Agriculture. Le 22 août, le syndicat organisait, avec l’appui du Parti communiste dont il est historiquement proche, sa 8e opération de vente de fruits et légumes à “un juste prix”, à la capitale et dans 25 villes de la région parisienne. “La priorité aujourd’hui: produire de la qualité et d’installer des jeunes” Réussite exceptionnelle”. Près de cinquante tonnes de fruits et légumes ont été vendues “à un prix rémunérateur” à plus de 10000 Parisiens, le 22 août. “Même en province, quand on amène des produits directement aux gens, sans intermédiaire, ils accourent, note Jean Mouzat. Il y a peut-être un phénomène de mode, mais il ne faut pas y être étranger.” Et si cette “mode” provenait d’un même “ras-le-bol” face à une grande distribution opaque sur la constitution des prix? “Les industries agroalimentaires, et surtout les grandes surfaces, font trop de bénéfices. Le prix de la viande bovine est le même qu’il y a 30 ans. Nos charges ont augmenté, pas nos marges. Où va la marge?” L’éleveur corrézien parle de son secteur, sans pour autant stigmatiser les céréaliers. “La flambée des cours, d’une année à l’autre, du fait de la spéculation, ils la subissent aussi. Tous ne sont pas des gros céréaliers, beaucoup n’ont qu’une centaine d’hectares.” Jean Mouzat décrit “la misère du monde paysan”: des agriculteurs pour la plupart formés, mais qui travaillent parfois sans se verser de salaire. “Aujourd’hui, il ne faudrait paraît-il plus dire “paysans” mais “chefs d’entreprise”. Sauf que pour être chef d’entreprise, il faut des compétences, des moyens, et ne pas se contenter de vendre. Or, aujourd’hui, les agriculteurs n’ont plus aucune carte en mains.” Pour changer la donne, le Modef préconise un rééquilibrage des aides Pac, avec une surprime aux 52 premiers hectares, et une réorientation des modes de production. “La priorité est aujourd’hui de produire de la qualité et d’installer des jeunes.” Pour les attirer, leur redonner confiance, “cela passe par des prix”, pense Jean Mouzat. Il défend aussi l’agroécologie, l’ambitieux projet de Stéphane Le Foll, “même s’il ne faut pas s’arcbouter seulement là-dessus”. “Il faut l’épauler pour qu’il puisse passer des mesures qui ne vont pas plaire à tout le monde, mais qui seront favorables au plus grand nombre et à l’avenir des territoires. Parce que les paysans, les plus gros surtout, sont parfois égoïstes.”

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