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sera pas durable”
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Aviculture - 23-08-2013

“La crise de l'œuf est sérieuse mais ne 
sera pas durable”

Caroline Huttepain, est secrétaire générale LDC-Amont. Elle analyse la crise de l’œuf.

Le 7  août, les éleveurs bretons en colère cassaient 100 000 œufs dans les Côtes-d’Armor. Ce geste symbolisait la nécessité selon ce collectif, de retirer les excédents d'œufs du marché pour rétablir un équilibre. “Les cours sont partis d'assez bas en 2011. Mais le passage aux nouvelles normes sur les cages des poules et l'arrêt de certains producteurs à cette occasion, a créé un déficit de l'offre en 2012 ; les cours ont bondi et se sont maintenus très hauts toute l'année 2012. En 2013, les mises aux normes sont réalisées et de nombreux producteurs, encouragés par le prix élevé de l'œuf, ont mis en place le maximum de poules en production.” Aujourd'hui, il y a surproduction, les cours s'effondrent.


Une surproduction évaluée
à 5,8 %

La manifestation du collectif de producteurs bretons a été d'autant plus retentissante qu'elle survenait dans le calme plat de l'actualité en cette période de vacances d'été. “La surproduction actuelle n'est pas marginale en ce sens que, dans le domaine des denrées agricoles, quelques pourcents d'excédants ou de déficit par rapport à l'équilibre du marché suffisent à provoquer de fortes variations du cours.” Le ministère évalue la surproduction actuelle à 5,8 %. Les producteurs du collectif breton souhaitaient que leurs organisations d’acheteurs détruisent, comme ils venaient de le faire eux-mêmes à leur échelle, 5 % de leurs stocks, afin d'accélérer la remontée
du cours.


Retour progressif à l'équilibre

Cependant, “cette crise concerne surtout “l'œuf-cage” et moins les œufs alternatifs, c'est-à-dire les œufs plein air ou label Rouge. Pour ces dernières catégories, la demande reste ferme et la production n'a d'ailleurs pas été concernée par la modification des normes. Les producteurs les plus touchés par la crise actuelle sont ceux qui n’ont pas de contrat avec un centre de conditionnement ou une coopérative. Pour ‘l'œuf-cage’, la cotation reflète la surproduction actuelle. Aussi l'accusation portée contre la grande distribution est-elle peu pertinente ; beaucoup moins en tout cas que les propositions de dons à des associations caritatives (plutôt que la destruction pure et simple) ou bien la recherche de nouveaux débouchés, notamment à l'export. Ceci-dit, les solutions à l'export concernent les œufs transformés (poudre et produits liquides séparés, blanc et jaune). Mais il y a d'autres solutions envisagées. L'interprofession a proposé d'écourter de trois semaines la période de production des poules jusqu'au rétablissement des cours. Cela représente 6 % de leur durée de ponte...” Ainsi la remontée des cours se fera-t-elle progressivement, avec un retour à l'équilibre probable début d’année prochaine sauf aléa imprévu.

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MOTS CLés : Oeuf / LDC / Amont

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