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Aviculture - 23-08-2013

Oeufs : des solutions urgentes pour passer le cap

Contre-coup des cours élevés de l'œuf en 2012, le marché européen est aujourd'hui engorgé et les prix s'effondrent. Des mesures d'urgences sont envisagées.

Plus de 100 000 œufs ont été détruits dans les Côtes-d’Armor, le 7 août au cours d'une opération très médiatisée. Mais le mal n'est pas seulement français ; l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne et des Pays de la Loire (UGPVB) estime que l’excédent européen de production est de 15 à 20 millions de poules pondeuses, sur un total de 350 millions (soit 4 à 6 %). Mais pour la FNSEA, “les producteurs d'œufs français sont à bout” indiquait-elle dans un communiqué du 9 août. “Après avoir lourdement investi pour mettre leurs élevages aux normes 'bien-être animal', ils doivent désormais faire face à une situation excédentaire, qui se traduit par une importante chute des cours et la dénonciation de contrats de production”. La Confédération paysanne a pour sa part demandé que “la France et l'Union européenne se dotent d'outils de régulation et de protection des marchés et des producteurs”. Même appel à la régulation des marchés par la Coordination rurale qui accuse au passage “la mise aux normes bien-être animal d'avoir arrêté les petites et moyennes unités de production et le déficit de production qui en a résulté, d'avoir ouvert l'UE aux importations d'Ukraine et de Russie (...) ce qui a aggravé le déséquilibre du marché ...”


La grande distribution accusée

Roger Waite, le porte-parole du commissaire européen à l'Agriculture, a reconnu l'impact de la directive bien-être dans le déséquilibre du marché de l'œuf. Mais “les états membres ont eu 12 ans pour s'adapter à ces nouvelles règles” a-t-il ajouté avant de mettre en cause la grande distribution et la pression à la baisse qu'elle impose sur les prix. Stéphane Le Foll pour sa part, en appelait à sa responsabilité, jugeant “qu'on ne peut pas profiter d'un moment de difficultés pour continuer à exercer une pression sur les prix”. Son représentant, Serge Papin, a répondu que “les GMS ne commercialisaient que 25 % des œufs produits” et qu'en matière de prix “pour ce qui concerne Système U -dont il est le patron- il y a eu une hausse de 5 % du prix de l’œuf en novembre 2011, puis une hausse de 3 % en mars 2012, puis une baisse de 8 % en mai 2013. Mais pas de nouvelle baisse depuis...”


Exporter pour soutenir les prix

L’interprofession a l’intention de faire baisser légèrement la production en augmentant la durée du vide sanitaire et d’exporter 15 millions d’œufs le plus tôt possible. Philippe­ Juven, président du Comité pour la promotion de l’œuf (CNPO) l'envisage par la mobilisation des attachés agricoles des ambassades françaises pour trouver des marchés et adapter l’offre française. De son côté, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, vient de nommer Muriel Guillet -l'ex-directrice départementale des territoires de la Mayenne- et Yves Riou, tous deux actuellement membres du Conseil général de l'Alimentation­, de l'Agriculture et des Espaces Ruraux, afin d’aider la filière à mieux se structurer et à trouver des solutions au-delà des mesures d’urgence préalablement annoncées. La principale étant le suivi, au cas par cas, des éleveurs de poules pondeuses assuré via un guichet unique ; ce nouveau dispositif s'adresse aux éleveurs qui doivent faire face à des difficultés de remboursement, qu'il s'agisse d'échéances fiscales ou sociales.

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