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Mayenne - 23-08-2013

“Regarder le blé pousser est moins contraignant que d’élever un bovin”

Jean-Yves Renard, président du festival d’animaux de viande d’Evron (Mayenne) qui se déroulera les 30 et 31 août, et 
1er  septembre

L’année 2013 marquera-t-elle un tournant dans l’histoire du festival d’Evron ? Avec 445 bovins inscrits, contre 578 l’an passé, on enregistre une baisse significative, d’environ 23 %.

Cette chute s’explique tant par les circonstances que par des causes structurelles. La mauvaise météo a freiné la croissance des bêtes. Mais c’est surtout la conjoncture économique qui impacte la participation : “On manque de bonne viande, donc les acheteurs vont directement s’approvisionner dans les fermes, sans attendre le concours” analyse Jean-Yves Renard. Egalement président de la Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie, il constate une tendance similaire partout. “Déjà, les concours de printemps avaient connu une baisse de 5 à 15 %.” A contrario, le festival sert de refuge en temps de crise.

Jean-Yves Renard s’inquiète aussi de causes plus profondes. Il craint qu’on assiste aux conséquences de l’évolution de l’élevage : “La bonne viande coûte cher à produire et à finir. Les éleveurs préfèrent des animaux aux vêlages faciles. Les gens veulent leur week-end. Les céréales ont le vent dans le dos alors que s’occuper des vaches, c’est 365 jours par an ! Aujourd’hui, on peut gérer des céréales et avoir un travail à l’extérieur sans souffrir. C’est moins contraignant de regarder le blé pousser.”

Sur le marché, “on trouve moins de viande en E et U, moins de culards”. Les animaux croisés diminuent fortement : deux sections cette année, contre quatre avant. C’est que les vêlages finissent souvent en césarienne, une contrainte dont la jeune génération préfère se passer.


“On va mieux vendre”

Il ne faut pas oublier toutefois que la quantité ne fait pas la qualité. “L’année dernière, près de 85  bêtes n’avaient pas été vendues.” Avec 450 animaux, “je suis optimiste, on va mieux vendre”. Et si les cours sont moins bons dans quelques années, nul doute que les éleveurs se souviendront du chemin pour aller à Evron.

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