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France - 09-08-2013

Protéines, le facteur clé de la récolte

Avec l’hétérogénéité de la qualité des blés du sud au nord de la France (protéines et aussi PS) qui s’annonce, la compétitivité des blés français pourrait être malmenée sur les marchés. Avec de bons taux de protéines l’export se fera à bon prix. Si le volume de blé non exporté est conséquent, l'élevage pourrait profiter d'une baisse des prix.

Une baisse des exportations pourrait profiter à l'élevage

Une baisse des exportations pourrait profiter à l'élevage

Alors que les observateurs pensaient il y a trois ou quatre mois que la récolte de céréales serait en nette baisse, le volume sera finalement tout à fait correct. Mais d'un point de vue qualitatif, c'est pour le moins hétérogène. Les taux de protéines s'annoncaient même bas fin juillet. “Les protéines, ce sera peut-être le sujet d'attraction de cette année”, se dit la gérante d'un cabinet d'analyses techniques angevin. Un avis que partage Marcel Placet, président du bureau céréales à la coopérative Terrena, qui craint que ce manque de protéines ne constitue “un frein à l'exportation”. C'est notamment l'azote apporté en fin de cycle qui aura fait la différence entre les agriculteurs. La compétitivité des blés français s'annonce en tout cas difficile pour la plupart. Mais “si on ne fait pas de protéine, on peut supposer que d'autres pays n'en feront pas davantage”, estime Gilles Tourlonias, responsable approvisionnements achats à la coopérative d'Herbauges, en Loire-Atlantique. Le niveau d'exigence des acheteurs pourrait donc être réduit.


Pas de hausse à court terme

Le contexte est en tout cas radicalement différent de celui de l'an dernier. “Il y a un an, chaque semaine on annonçait dix millions de tonnes en moins”, se souvient Gilles Tourlonias. Aux États-Unis par exemple, des 150  millions de tonnes annoncées fin juin, la moitié seulement ont été finalement récoltées. “On avait des blés à prix ferme à 200€ la tonne, cela paraissait très élevé et on a fini à plus de 230€”, se souvient Marcel Placet. Aujourd'hui les cours sont à 190 euros, et “sur le court terme, il n'y a pas de raison que les marchés remontent”, se dit Jean-Charles Le Bon, directeur du cabinet de courtiers Delaroche-Lebon. “Nos amis de l'Europe de l'Est nous dament le pion, mais si les marchés continuent de baisser, on va finir par avoir des possibilités de vente". Le salut pourrait aussi venir de la Chine, par exemple, qui arrive sur le marché avec des demandes importantes. 


Un salut pour l'élevage?

Les agriculteurs vont avoir deux types de blé, celui d'exportation et le blé fourrager. “L'écart de primes entre les blés à fort taux de protéine et les autres pourra être très important, jusqu'à une bonne dizaine d'euros, avertit le gérant d'un cabinet de courtiers breton. C'est là qu'il ne va pas falloir se perdre. Il convient donc de commencer par bien mesurer le pour et le contre, pour ceux qui font de l'élevage et de la collecte pure”.

Si peu de blé peut être exporté de France, l'élevage pourra en tout cas peut-être profiter de prix à la baisse. “On va augmenter le tas de céréales fourragères françaises”, résume Gilles Tourlonias. Dans l'alimentation du bétail, le blé représente une part peu importante, parmi le triticale, l'orge fourragère et le maïs. Cette année, il pourrait bien gonfler sensiblement le volume. “Du blé payé entre 160 et 180 au producteur permet à ce dernier de gagner correctement sa vie et à l'éleveur de tirer un revenu”, se réjouit Gilles Tourlonias.


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Catégories : culture Export

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