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Mayenne - 02-08-2013

Des journées pour aider les femmes à mieux se sentir dans leurs bottes...

Comment s’affirmer face à ses associés ? Comment optimiser son temps de travail ? Il existe des formations particulièrement adaptées aux agricultrices.

Marie-Jeanne Coquin est une femme qui sait ce qu’elle veut, et qui le dit. “Je mets les choses au clair dès qu’il s’agit de prendre des décisions pour l’exploitation.” Avoir du caractère, comme elle, ce n’est pas donné à tout le monde. De plus, cela ne suffit pas toujours pour se faire sa place sur la ferme. Les non-dits sont courants, et ils peuvent envenimer des relations professionnelles, et personnelles.

Pour “exister sur la ferme”, l’éleveuse de Saint-Denis-de-Gastines a participé à une formation sur la communication entre associés, en 1997. Toujours proposée par la chambre d’Agriculture de la Mayenne, cette formation rencontre un franc succès, surtout auprès des agricultrices. “Les femmes sont un liant entre les membres d’une société, raconte Madeleine Jélu, responsable du dispositif. Mais paradoxalement, elles ont beaucoup de difficultés à trouver une place sur l’exploitation, surtout quand elles s’installent après leur mari et leur fils. Elles ne s’y retrouvent pas face à un époux qui, disons-le fran­chement, a souvent du mal à communiquer...” Par des jeux de rôles notamment, les participants sont amenés à “prendre la parole et s’affirmer”.


Organiser vie pro et vie perso

Les femmes le reconnaissent: elles sont partout et nulle part à la fois. Un imprévu, et l’organisation bien rodée de la journée doit être entièrement repensée. Isabelle­ Thireau­, agricultrice à Saint-Cyr-de-Gravelais­, a pris l’initiative de proposer une formation “Travail­ au féminin” à la chambre d’Agriculture­ de la Mayenne. L’idée est d’apprendre aux participantes à mieux concilier temps de travail et contraintes familiales (cuisine, ménage...). Mais pas que. “C’est aussi pour nous un moyen d’échanger, de se rencontrer, note Isabelle Thireau. Les femmes culpabilisent de sortir, parce qu’elles entendent souvent­: “ Elle n’a rien à faire celle-là. Au lieu de traîner, elle ferait mieux de travailler sur la ferme”.

Pour la toute première journée de cette nouvelle formation, le groupe s’est retrouvé dans une exploitation porcine. “L’agricultrice hôte nous a détaillé ses gestes quotidiens. Nous avons ensuite échangé sur ce qu’elle pourrait faire pour soulager ses douleurs. Et naturellement, nous en sommes venus à notre propre expérience.” D’autres visites en atelier lait et en volailles sont prévues. “Au final, chacune prend confiance en elle et constate qu’elle rencontre les mêmes problèmes quotidiens que les autres.”

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