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Bovins lait - 26-07-2013

Pour la FNPL, la future Pac menace la production laitière

Alors que la réforme de la Pac devrait bénéficier aux nombreuses petites exploitations laitières et aux élevages extensifs, les plus gros producteurs de lait pourraient perdre beaucoup d’aides. La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) s'inquiète et demande la mise en place d’une prime à la vache laitière.

Les producteurs de lait de la FNPL craiganent d’être les grands perdants de la réforme de la Pac. Alors que quatre scénarios d’adaptation nationale sont actuellement à l’étude au ministère(1), “la production laitière est perdante dans chacun d’eux, ce n’est pas acceptable”, dénonce le président Thierry Roquefeuil. En cas de convergence à 60 %, l’élevage bovin lait à base de maïs pourrait avoir les plus faibles droits à paiement uniques (DPU) par unité de main-d’œuvre de l’agriculture (129 €), loin des grandes cultures qui atteindraient 255 €, d’après la FNPL.


Les petites exploitations à l’herbe gagnantes

Selon les scénarios, les exploitations dont l’orientation technico-économique (Otex) est “bovins lait maïs” perdent entre 15 et 25 % d’aides en moyenne, d’après les chiffres du ministère de l’Agriculture. Mais, en cohérence avec l’agroécologie prônée par Stéphane Le Foll, les systèmes extensifs “bovins lait herbe et mixte” gagnent entre 3 % et 14 %. Les exploitations de moins de 50 hectares, les moins bien dotées jusqu’alors, pourraient même voir leurs versements augmenter de 23 %. Les exploitations “bovins lait herbe et mixte” sont de loin les plus nombreuses : 29 708 (touchant en moyenne 21 375 € d’aides par an), contre 19 137 pour les “bovins lait maïs” (bénéficiant de 31 394 €).


Les aides en baisse pour ceux
qui produisent le plus

“La réforme marchera pour l’herbe, mais elle va détruire tous ceux qui produisent du lait en France”, analyse André Bonnard, trésorier de la FNPL. Selon lui, si la stratégie du ministre est de privilégier l’élevage à l’herbe, ça ne marchera pas : les éleveurs se tourneront au mieux vers l’élevage allaitant, plus favorisé par cette Pac, ou vers les céréales s’ils ont assez de surface.


Une prime à la vache laitière

Pour combler les pertes de DPU, la FNPL demande que l’enveloppe du couplage bénéficie au secteur laitier, avec la mise en place d’une prime à la vache laitière.


Au ministre de trancher

La surprime aux 52 premiers hectares “est efficace pour ceux qui sont les plus malmenés”, mais ne résoudra pas tout. Ni les aides du second pilier, puisque les élevages de l’Ouest pourront difficilement satisfaire aux mesures agro-environnementales.

Alors que Stéphane Le Foll a demandé des propositions aux syndicats, Thierry Roquefeuil refuse de rentrer dans son jeu. Il “demande au ministre de décider, car ce n’est pas à la profession d’arbitrer.” Il veut éviter un conflit ouvert avec la Fédération nationale bovine (FNB), qui demande aussi de bénéficier de plus de couplage, alors que l’enveloppe n’est pas infinie.

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MOTS CLés : FNPL / Pac / réforme /

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