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France - 26-07-2013

Trop d’organismes pour piloter le soutien
 à l'export français

La politique d’appui à l’export agroalimentaire doit être placée sous l’égide d’Ubifrance, au lieu d’être assumée par des organismes en concurrence. C’est ce que recommande la commission des finances du Sénat, dans un rapport présenté à la presse le 17 juillet.

Le siège d'Ubifrance à Paris

Le siège d'Ubifrance à Paris

Le système de promotion de l'agroalimentaire à l'international doit être revu de fond en comble, préconise une mission sénatoriale. Son rapport relève dans le système en place “un manque d'efficience” et des “redondances” entre les missions des différents organismes, acteurs économiques et ministères. “L'absence de stratégie commune ne semble ni garantir une utilisation optimale des crédits budgétaires, ni assurer une attractivité efficace de l'offre française”, explique le document, qui note “une dispersion des moyens entre plusieurs ministères, quatre opérateurs (Ubifrance, Sopexa, Adepta et FranceAgrimer) et un ensemble d'acteurs publics et privés”. Cette organisation, trop lourde et trop complexe, est jugée impropre à relancer la stratégie d'exportation de produits agroalimentaires français, et aurait peut-être même contribué au recalage de la France du 2e rang des exportateurs mondiaux, en 2000, derrière les Etats-Unis, au 5e rang aujourd'hui, dépassée entre-temps par l'Allemagne, les Pays-Bas et le Brésil.


Sopexa-Ubifrance : une forme de concurrence inadaptée

Pour résoudre cette “gouvernance défaillante”, le rapport propose de mieux répartir les rôles. Ce qui impliquerait de “préparer la fin de la délégation de service public à Sopexa en 2017” et de mobiliser FranceAgrimer pour structurer les filières agricoles “en amont” vers l'international. La mission préconise en parallèle de placer Ubifrance comme “bras armé” du gouvernement dans sa politique exportatrice.

Les sénateurs jugent qu'actuellement, le travail commun d'Ubifrance et de la Sopexa pour le programme “France Export” s'apparente “davantage à un pacte de non-agression qu'à une stratégie de collaboration”.


Sous la houlette d’Ubifrance, les tâches seraient ainsi réparties : à FranceAgrimer la structuration des filières pour l’export, à Sopexa le marketing et la promotion, aux CCI le maillage international et aux régions les actions de mise en avant des marques régionales avec l’appui de la BPI (Banque publique d’investissement) et de la Coface (assurance-crédit).


“Sopexa doit être le référent de l’export agroalimentaire”

Se sentant mis à l'écart, le président de la Sopexa, Jean-Michel Lemétayer, réagit : l'ex-patron de la FNSEA estime que ce serait “une erreur de ne pas reconnaître Sopexa comme le référent de l’export agroalimentaire”. “Je le dis en insistant sur le fait que l'agroalimentaire doit rester une activité spécifique sous tutelle du ministère de l’Agriculture. Je me suis battu pour que le lien soit fait entre l’agroalimentaire et l’agriculture sous l’égide du ministère.”

Lors de l'installation de la BPI, l'an dernier, Nicole Bricq avait positionné Ubifrance au centre du dispositif d'action en région. La ministre du Commerce extérieur avait déjà réfuté l'idée qu'Ubifrance soit le “bras armé de l'Etat”, faisant valoir les qualités d'expertise de l'agence.

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