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Porc - 26-07-2013

La stratégie gouvernementale pour sauver le porc français

La filière porc n'en finit pas de se débattre parmi les difficultés malgré les nouvelles mesures.

L'étiquetage VPF adopté sur la base du volontariat, est en progression constante dans les rayons depuis décembre 2012 et atteint aujourd'hui 45 % des références. La France vient d'obtenir le feu vert de Bruxelles pour le rendre obligatoire. Dès lors il appartiendra au consommateur de faire le geste citoyen... ou pas. Mais cela ne rémunère pas mieux la viande de porc. Son prix ne peut pas trop monter sans faire baisser la consommation ou détourner le consommateur vers d'autres viandes.


Réunir tout le monde à la table des négociations

“Tout d'abord, le problème a besoin d'être objectivé” indique-t-on au ministère de l'Agriculture. “Lorsqu'on se rapporte à l'Observatoire des prix et des marges, on voit que celles-ci sont homogènes tout au long de la chaîne, pour la plupart des produits -il n'y a pas de marges élevées dans la grande distribution. Il faut donc que chacun fasse un effort et tienne compte des intérêts vitaux de ses partenaires. Et ce constat ne pose de problème à personne. C'est un premier point important pour commencer les négociations.” A plus long terme, faut-il imiter les filières étrangères de l'Europe du Nord ou d'Espagne qui semblent mieux réussir ? Clairement non, “comme en témoignent l'étiquetage VPF bientôt rendu obligatoire ou la marque “Viande de France” qui vise à valoriser la qualité et la traçabilité made in France. La France, à la différence d'autres pays, est attachée culturellement au bien manger, aux aliments sains. Ce sont des valeurs qu'il faut préserver, ne serait-ce qu'au nom de la santé publique”.


Développer la méthanisation

La stratégie du ministère est de lever les freins qui limitent la production afin de retrouver les volumes de production d'il y a quelques années ; les abattoirs retrouveront la rentabilité et la marge de manœuvre nécessaire pour pouvoir réagir aux fluctuations du marché. “Mais pour que le retour à l'équilibre soit durable, il faut atteindre la double performance, économique et écologique, dans les élevages. La solution retenue est de développer des unités de méthanisation réunissant plusieurs exploitations. De cette façon, on produit de l'énergie à partir d'un déchet, on améliore la rentabilité des élevages, on réduit les excédents structurels (et les odeurs vis-à-vis des riverains) et on suscite des projets de territoire à partir de l'énergie et de la chaleur produite.” Mieux, les effluents qui étaient un frein à l'élevage porcin deviennent un coproduit : le ministère travaille à normaliser ce type de produit pour le rendre commercialisable. Mais attention aux dérives qui ont provoqué une spéculation dangereuse sur les terres agricoles en Allemagne. Faciliter l'installation des jeunes en production de porc en simplifiant les procédures administratives fait partie des projets du ministère ; il ne faut pas que la méthanisation renchérisse le prix des terres auquel cas le bénéfice serait perdu.

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