• Suivez-nous :

accueil
Sarthe > Le lycée agricole de la Germinière se dote d’une installation pour l’après quota
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Sarthe - 19-07-2013

Le lycée agricole de la Germinière se dote d’une installation pour l’après quota

Le lycée agricole de la Germinière en Sarthe restructure l'exploitation. L'objectif est de la rendre autonome économiquement mais c'est l'exploitation du futur qui a ainsi été pensée.

Bruno Pontier était le chef de l'exploitation du lycée agricole La Germinière à Rouillon (Sarthe) ces quatre dernières années. Il quitte l'établissement pour rejoindre celui de la Saussaye en Eure-et-Loir. Mais il a encore la tête dans le projet de transformation de l'exploitation dont les travaux devraient commencer dès l'automne. “Mon travail pendant ces quatre ans a été de rendre cette exploitation autonome financièrement.” L'atelier porc -60 truies naisseur-engraisseur- a été arrêté car il était devenu trois fois trop petit par rapport aux conditions de production actuelles. “Pour le garder, il aurait fallu investir or le conseil régional ne veut plus disperser ses subventions mais les concentrer pour faire des outils pédagogiques de bon niveau. Pour la formation en porcs, il a choisi le lycée de Laval.” Quant à l'atelier allaitant, les animaux étaient sur un site éloigné de l'exploitation. “Pédagogiquement, c'était peu utilisé et techniquement, cela entraînait des dépenses supplémentaires de fonctionnement.” On a posé tous les chiffres sur la table et le conseil a choisi la spécialisation en lait.


Le choix du robot

Restait à construire un projet durable et viable ; réduire l'emploi salarié, automatiser le plus possible et augmenter la production. Un choix politique ? Bruno Pontier s'étonne de la question mais il en a vu d'autres. “Comme la décision a été concertée, tout le monde a donné son avis. Dans les conditions d'une exploitation de lycée, c'est-à-dire avec de l'emploi uniquement salarié, il faut gérer les astreintes et maîtriser le temps de travail. Sans parler de la sécurité au travail sur laquelle la législation est très stricte. L'un dans l'autre, tout conduit à l'automatisation.” Ainsi, les premiers investissements ont consisté à se mettre aux normes et à se doter d'un robot de traite.


Le choix de l'herbe

Améliorer la rentabilité, c'est aussi améliorer la santé du troupeau en passant de l'aire paillée au système de logettes, réduire le temps de travail sur la distribution de fourrage et le nettoyage et réduire les charges d'alimentation. On va valoriser l'herbe avec du pâturage tournant (et on réduit le maïs ensilage) et on cultive de la luzerne pour réduire les besoins en soja -déjà un tiers d'économisé. “Pour tout cela, nous avons lancé le projet d'une nouvelle stabulation répondant à ses nouvelles exigences avec, en plus, un souci d'esthétisme vis-à-vis des nouveaux des lotissements de Rouillon qui bordent l'exploitation.” Un bâtiment de 70 places sera construit - pour 55 vaches actuellement, en prévision d'une augmentation possible du cheptel- “et tous les aménagements seront possibles, que ce soit des agrandissements, une unité de méthanisation, la récupération de l'eau de pluie, ou tout autre projet.” Par contre, il y aura tout de suite un petit tank à lait pour ravitailler quotidiennement la restauration du lycée qui ne peut accepter que du lait de moins de 24 heures selon la norme en vigueur. Et les anciens bâtiments seront réaménagés ou détruits.

Signaler un abus

Catégories : formation

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services