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France - 19-07-2013

Diane Lambert-Sébastiani, chercheuse à la Mission Agrobiosciences

Ce centre de débats publics s’attache à éclairer les controverses sur les avancées des sciences, le devenir du vivant, de l’agriculture et de l’alimentation. Il organise les Controverses de Marciac, les 30 et 31 juillet, sur le thème des normes.


“La directive Nitrates, une norme à laquelle on peut déroger... si on est bon élève !”


La directive Nitrates est toujours présentée sous forme d’opposition : la société civile associe les éleveurs aux pollueurs, et ceux-ci dénoncent une norme complètement inadaptée à leur réalité. Pour Diane Lambert-Sébastiani, “cette affaire illustre à quel point il est difficile d’appliquer une norme qui tente de rééquilibrer un système boiteux à l’origine”. Si on prend du recul, “quand on connaît le coût économique, social et environnemental de la pollution des eaux et des marées vertes, l’objectif de la directive Nitrates paraît légitime, y compris pour le bien-être des agriculteurs”.


Mais le système est boiteux. “C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs pays ont demandé une dérogation, pour quelques régions ou tout leur territoire : les Pays-Bas puis l’Allemagne, l’Irlande, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Italie. N’allez pas imaginer que ces pays sont de mauvais élèves. Bien au contraire, s’ils peuvent déroger à la quantité maximale de 170 kg d’azote pour l’épandage d’effluents, c’est qu’ils ont parfaitement identifié quelles étaient leurs zones vulnérables (1) et que même avec cette dérogation, ils continuent à respecter l’objectif d’un maximum de 50 mg de nitrates par litre. La dérogation permet donc de mieux adapter la norme à des territoires particuliers. La directive Nitrates serait ainsi une norme à laquelle on peut déroger… si on est bon élève !”


La directive obsolète ?


La chercheuse note que Stéphane Le Foll aimerait y parvenir grâce à l’agro-écologie. Elle le cite : “On [ne serait] plus dans la norme a posteriori, on [serait] dans la construction a priori.” En intégrant les exigences économiques et environnementales dès la construction du système, “son projet agro-écologique entend dépasser la normalisation, qui tente tant bien que mal de corriger les externalités négatives d’un système mal conçu”.


On atteindrait “un idéal où il n’y aurait plus besoin de normes. Où la directive Nitrates, parmi d’autres, deviendrait obsolète. En attendant, la difficulté consistera à assurer la transition…”


www.agrobiosciences.org

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