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Porc - 13-05-2002

La peste va influencer les marchés export

La lutte contre la peste porcine comme celle contre la fièvre aphteuse associent deux domaines : le sanitaire, pour arrêter l’épizootie et le commercial, pour conserver les certificats d’exportation. Ainsi, les éleveurs éloignés dans l’Ouest ne s’inquiètent pas tant d’une contamination que de la fermeture de marchés… alors même que le cours du porc peine à se maintenir au dessus de un euro.
Le 8 mai, le comité vétérinaire européen va statuer. Si elle applique le « principe de régionalisation », l’Union ne proposera de restrictions d’export que pour la région contaminée (Moselle et Meurthe et Moselle). Les autres régions françaises seront toujours considérées comme indemnes. Les professionnels de la filière française se disent optimistes, d’autant plus que l’Allemagne et l’Espagne, en proie à une épizootie de PPC, ont obtenu cette « régionalisation ». Cependant, la décision du comité vétérinaire européen ne concerne que les pays membres (1)…
La Corée et le Japon resteraient fermés au porc français
Dès le 2 mai, l’Afrique du Sud a indiqué qu’elle cessait ses importations de porc français. D’autres pays, dont l’attribution de certificats d’exportations dépend de l’absence de cas de peste porcine, devraient logiquement en faire autant. Il s’agit de la Croatie, Hong Kong, la Polynésie française et la République Tchèque. Quant au Japon et la Corée, ils vont probablement maintenir leurs frontières fermées encore un certain temps. De quoi faire désespérer les exportateurs qui tenaient pour acquise la réouverture du marché coréen, fortement rémunérateur, dans les toutes prochaines semaines.
Même si le CVP applique bien le principe de régionalisation, rien ne dit que cela convaincra les pays tiers puisque, comme l’explique Jean Salun, président de la Fédération des acheteurs au cadran, « un Coréen qui achète un porc français ne fait aucune différence entre la Bretagne et la Moselle ». Les opérateurs français se tourneront donc vers l’Office international des épizooties (OIE) qui décidera fin mai de réduire ou non à 30 jours au lieu de 6 mois le délai nécessaire après le dernier cas pour qu’un pays soit de nouveau considéré comme indemne. Si elle est adoptée, une telle décision ne vaut… que pour les pays qui l’appliquent. La Corée et le Japon ont maintenu plus d’un an leur embargo à l’encontre du porc français suite à la fièvre aphteuse alors que l’OIE préconise un délai de trois mois. Dans ces conditions, le cours du porc a peu de chances de repartir à la hausse à court terme.
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Si la France était indemne de PPC en élevage depuis 1993, ce virus a infecté de nombreux élevages de la Communauté européenne : Pays-Bas, Belgique, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Luxembourg et Espagne. Dans ces trois derniers pays, l’épizootie n’est pas éteinte. Et il semble que le cas mosellan soit un vilain cadeau des voisins allemands et luxembourgeois.
Après la confirmation du 29 avril, les 365 porcs de l’élevage de Chémery-les-Deux (Moselle) ont été abattus et des périmètres de protection et de surveillance ont été instaurés. La Moselle et la Meurthe et Moselle se retrouvent dans un rôle de bouclier, avec une interdiction de sortie de leurs produits porcins. Ces mesures semblent porter leurs premiers fruits. Le 3 mai, la préfecture de Moselle a annoncé que les analyses sérologiques pratiquées sur 9 élevages en contact avec le cheptel contaminé se sont révélées négatives.
La Moselle possède un atout pour réussir cette lutte : être depuis 10 ans une zone de surveillance de la PPC. Elle a en effet également abrité le précédent foyer, en 1991, sur des sangliers. Ce foyer s’est étendu en 1992 au massif des Vosges du Nord en gagnant le Bas-Rhin. Des mesures réglementaires contraignantes ont été mises en place par les services vétérinaires et suivies par les chasseurs, comme des contrôles virologiques et sérologiques des sangliers tués. D’épizootique (de nouveaux cas en peu de temps), la maladie a pris un caractère enzootique (de nouveaux cas sur une période plus longue). Les sangliers ne mouraient plus mais une partie montraient une sérologie positive. Ce n’est qu’au 1er janvier 2002 que les mesures réglementaires ont pu être levées.
Une cinquantaine de sangliers morts dans le Grand Duché
Désormais, il semble que les incursions du virus en France soient d’origine étrangère et proviennent d’une contamination par la faune sauvage. En 1998, une épizootie s’est déclarée en Allemagne sur des sangliers de Rhénanie-Palatinat, 100 km au nord de la France. 7 élevages porcins ont depuis été infectés. La maladie s’est propagée vers la Sarre et le Luxembourg, où une cinquantaine de sangliers contaminés ont été trouvés depuis octobre 2001. 4 élevages ont été touchés en février et mars 2002, dont un situé à un kilomètre de la France. Progressivement, la Moselle a été attaquée sur toutes ses frontières.
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