• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > Nantes : les assises avant l'agence nationale ?
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 05-07-2013 - Christian Evon

Nantes : les assises avant l'agence nationale ?

BIODIVERSITE

Bernard Chevassus-au-Louis et Jean-Marc Michel ont tracé ce que devront être les missions de l'agence nationale pour la Biodiversité.


Nantes, capitale verte européenne pour 2013, a reçu pendant trois jours les 3e assises nationales de la biodiversité. La loi-cadre sur le sujet est attendue pour l'automne et précédera la création d'une agence nationale dédiée. Nantes s'est portée candidate pour l'accueillir.

L'agence devrait avoir le statut d'établissement public administratif et sera d'abord le lieu permanent d'échange et de concertation des initiatives dans le domaine de la biodiversité, car les opérateurs sont multiples. Elle devra protéger et valoriser la biodiversité terrestre et marine française, l'une des plus riches d'Europe. 

Outre l’expertise, l'agence devrait se voir confier une fonction de veille et de prospective. “Il n'est pas question d'avoir une vision statique de la conservation, comme pour un monument historique” a précisé Bernard Chevassus-au-Louis, l'un des deux préfigurateurs du projet. 

Pour son collègue Jean-Marc Michel, “ça n'est pas qu'une affaire de règlements ou d'interdits, il faudra aussi mettre en avant une capacité d'anticipation sur tous les sujets”.Des ressources en propreL'agence sera dotée d'un conseil d'administration avec une majorité conjointe Etat - collectivités territoriales, et comprendra un conseil scientifique et technique, composé de personnalités qualifiées. “On souhaite qu'elle fonctionne avec des programmes pluriannuels, comme les agences de l'eau” poursuit Bernard Chevassus-au-Louis. “Comme l'Ademe, elle aura ses propres ressources.” 

L'agence devrait s'appuyer sur un millier d'agents, pour un budget de 150 M€. “On n'a pas le droit d'être médiocres, il faut de l'ambition pour être capable d'engendrer une reconquête” pour Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO, pour qui l'exemple du Grenelle de l'Environnement n'est pas forcément encourageant. “Chacun y était venu avec ses bonnes intentions mais a eu tendance depuis à se replier sur lui-même en se disant : qu'est-ce que ça va changer pour mon petit intérêt personnel ?” C'est cet écueil-là que l'agence de la biodiversité devra éviter.

Christian Evon



Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services