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France - 05-07-2013 - Christian Evon

"Les bovins intensifs seront pénalisés par la future réforme"

CHAMP LIBRE

Vincent Chatellier dirige le Lereco (Laboratoire d'études et de recherche économique) à l’Inra de Nantes.

En Pays de la Loire, les exploitations bovines intensives (lait-taurillons engraisseurs de jeune bovins) devraient être pénalisées économiquement car elles bénéficient d’un montant de soutiens découplés par hectare plus élevé que la moyenne nationale. Pour limiter l’impact négatif de la réforme pour ces exploitations, il conviendrait notamment de revaloriser les 50 premiers hectares de surfaces fourragères et non l’ensemble des terres éligibles. 

Les débats vont être intenses sur ces questions dans les semaines à venir.” L'intensité du rééquilibrage des aides directes entre les céréales et l'élevage dépendra notamment de “l’application ou non d’une revalorisation des aides pour les 50 premiers hectares, avec une transparence pour les Gaec. Les simulations montrent que les éleveurs extensifs des zones défavorisées sortiront largement gagnants”.

“Le cadre global de cette réforme est plutôt positif pour l’agriculture française pour au moins trois raisons : le budget de la Pac pour la période 2014-2020 a été bien préservé, le transfert des soutiens budgétaires de la Pac au bénéfice des nouveaux Etats membres de l’Union est finalement nettement plus modeste que ce que ces pays escomptaient. Enfin, la France disposera d’importantes latitudes pour appliquer la réglementation européenne grâce à la réaffirmation du principe de la subsidiarité.”

Selon Vincent Chatellier, la fin des quotas laitiers demeure l’élément le plus important. “Le passage d’une régulation publique à une régulation privée dépendra de la stratégie des groupes industriels français, de la dynamique du marché mondial (notamment pour les fromages) et des jeux concurrentiels internes à l’UE. Les modalités qui seront retenues par le gouvernement pour mettre en œuvre la convergence du montant des droits à paiement unique par hectare seront également déterminantes. En outre, le maintien des surfaces toujours en herbe et le couplage des primes dans le secteur allaitant sont nécessaires pour éviter un abandon progressif de cette activité au profit d’autres productions agricoles moins capitalistiques et plus rentables.”

Christian Evon

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Catégories : Bovins

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