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France - 21-06-2013

Les IGP en question

Labels de qualité //// Lors de l'assemblée générale des labels de qualité, les associations ont souhaité un meilleur arbitrage de l’Inao.

Les produits sous label de qualité représentent un enjeu considérable de par l'activité économique qu'ils génèrent. Malheureusement, la plus-value que permet leur notoriété fait beaucoup d'envieux. Rien n'est plus convoité qu'une image valorisante. Le cas de l'appellation Sud-Ouest est emblématique : revendiquée par toutes sortes de filières, quel que soit leur mode de production, on mesure le risque de confusion pour le consommateur. Mais dès lors qu'une production agroalimentaire est originaire de ce bassin, pourquoi se priverait-elle de cet argument de vente ? Dans la salle, on fait remarquer d'abord que l'origine “Sud-Ouest” est revendiquée sur une zone géographique extrêmement vaste et que sous cette appellation se rangent aussi bien des produits industriels standards que des produits conçus selon un cahier des charges exigeants. Que peut faire l'INAO ? “ En somme, vous me demandez de mettre un peu d'ordre dans la jungle” résume Jean-Luc Dairien, indiquant en même temps l'ampleur de la tâche. La réponse est très simple : rien que ce que la loi prévoit, c'est-à-dire pas grand-chose. On ne peut pas interdire aux régions de soutenir par leur nom les activités agroalimentaires qui sont sur leurs territoires. Ce faisant elles entretiennent la confusion. L'indication géographique protégée (IGP) est un signe de qualité européen, créé en 1992, pour défendre les produits alimentaires spécifiques quant à leur origine ou dont la qualité peut être attribuée à cette origine. Mais depuis 2007, ce signe de qualité n'est plus nécessairement couplé à un label Rouge ni à une certification de conformité produit (CCP). En conséquence, n'importe quel produit peut faire l'objet d'une IGP dès lors qu'il se revendique d'un lieu géographique. A condition toutefois, qu'il ne vienne pas concurrencer un produit label rouge avec cahier des charges qui se trouverait déjà présent sur ce lieu. C'est la seule marge de manœuvre dont dispose l'Inao pour intervenir. Déception dans la salle. Et ce n'est pas la loi d'avenir agricole qui changera les choses. Le projet est de réaffirmer la politique des signes de qualité mais il faudra bien s'accorder avec le règlement qualité européen, lequel est obtenu toujours sur le niveau d'exigence le plus bas. Pourtant, l'intervention de Pascale Hébel, directrice du département consommation du Credoc (1) montrait que les consommateurs ont besoin d'être rassurés sur leur alimentation et qu'ils font confiance aux produits sous label. Texte mal balisé (Intertitre): L'IGP vidée de son sens Texte mal balisé (Signature): Christophe Zapata Texte mal balisé (Signature Mail): christophe.zapata@aveniragricole.net Texte mal balisé (Note de bas de page): (1)Notre édition précédente, en champ libre. Texte mal balisé (_Legende): La table ronde avec Jean-Luc Dairien (Inao), Pascale Hebel (Credoc), Jean-Louis Gérard (DGCCRF) et Jacques Cochy (conseil régional), avait pour objectif de clarifier les possibilité offertes pour incorporer davantage de produits labels dans l'alimentation de demain.

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