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Mayenne - 14-06-2013 - Rémi Hagel

La FDSEA53 enterre la hache de guerre
avec Leclerc

NEGOCIATIONS

FDSEA-JA de la Mayenne ont invité les directeurs des quatre centres Leclerc de la Mayenne à leur conseil d’administration. Une première, pour un échange qui s’est voulu constructif.

PHOTO : Plutôt qu'une manifestation, Philippe Jehan (FDSEA) et Benoît Faucon (JA), ont préféré discuter avec Vincent Jaud, directeur des deux centres Leclerc lavallois, et ses deux collègues de Mayenne et Château-Gontier.



La FNSEA avait lancé un mot d’ordre national à ses troupes pour mettre la pression sur les hypermarchés Leclerc. Les syndicalistes mayennais en ont décidé autrement, en invitant les trois directeurs de Leclerc de la Mayenne à leur conseil d’administration, lundi 10 juin. Une première (même s’ils se rencontrent par ailleurs). “En Mayenne, on peut toujours trouver quatre tracteurs pour bloquer une entrée, mais c’est toujours compliqué de mobiliser en juin” justifie Philippe Jehan, le président de la FDSEA. 


Et sur le sujet du moment, à savoir la viande de porc, les Leclerc locaux font figure de bons élèves. “La viande fraîche est à 99 % française et notre marque distributeur Tradilège s’approvisionne à 100 % en Bretagne, avec l’abattoir de Kermené” explique Vincent Jaud, directeur des deux Leclerc de l’agglomération lavalloise. 


A Mayenne, Marc Mahier est allé jusqu’à déréférencer les produits Herta parce qu’ils ne sont pas garantis VPF. C’est une prise de risque puisqu’une partie de la clientèle part chez le concurrent­, mais “nous nous trouvons au cœur d’un bassin d’élevage”, argumente le directeur. Amener des tracteurs devant ses portes aurait eu peu de sens en effet.


L’espoir du médiateur


Les éleveurs militent pour une mise en avant renforcée de l’origine France. Leur problème majeur vient de ce que 75 % du marché du porc se trouve dans les produits transformés, et que les salaisonniers n’hésitent pas à se fournir au meilleur prix, en Espagne ou en Allemagne.


L’interprofession travaille à uniformiser la communication en fusionnant les VPF et autre VBF sous l’étiquette Viande de France. Les représentants de la grande distribution l’approuvent mais savent que “cela se fera contre les industriels qui veulent vendre leur marque”. Et hormis à Mayenne, les magasins continueront de proposer ce que les consommateurs achètent.


L’autre espoir des syndicalistes repose sur la récente nomination d’un médiateur. A l’instar de l’accord trouvé pour le lait, ils espèrent que la discussion aboutira à une hausse des tarifs d’achat du produit brut (indiqué ensuite en pied de facture des produits transformés). Pour y parvenir, “il est important que les garanties ministérielles assurent que tout le monde soit sur un pied d’égalité” commente Vincent Jaud. Sinon, “personne ne voudra bouger le premier. On est dans un monde concurrentiel”.


Des actions de promotion de la viande française initiées par les éleveurs pourraient se tenir dans les magasins en septembre.


Rémi Hagel


A noter : Les mayennais affrêteront es cars pour aller manifester le 23 juin à Paris. En amont, une communication sera initiée 

en région : un tracteur et une remorque 

quitteront Laval le lundi 17 juin, et se rendront 

en Sarthe le 18, en Maine-et-Loire le 

19, etc. Puis rejoindra Paris. 



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