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Sarthe - 14-06-2013 - Christophe Zapata

“Pour débuter, c’est la diversité
des légumes qui me sauve”

PORTES OUVERTES

Malgré les aléas climatiques et la crise économique, des jeunes s'installent en maraîchage. Jean-Edouard Aillard est de ceux-là. Il ouvre ses portes samedi dans le cadre du Printemps bio.

PHOTO : Jean-Edouard Aillard expliquera ses techniques pour produire les légumes et les plants, ainsi que les préparations naturelles pour chasser les insectes.


Jean-Edouard Aillard s'est installé l'an dernier en maraîchage. Samedi prochain, il ouvre les portes de l'exploitation pour se faire connaître. Défricher une terre et la mettre en culture est toujours une aventure car on ne sait pas ce que sera le sol. La cultiver en légumes n'est pas gagné d'avance surtout lorsque le climat se met contre vous. C'est aussi une expérience humaine parce qu'il faut se faire connaître et convaincre des clients de revenir et d'en parler autour d'eux. 


Jean-Edouard Aillard n'a pas choisi le système Amap. Il a mis en place un magasin de vente directe à côté de ses plates-bandes et reçoit les clients le mercredi et le vendredi de 13h à 19h. “Mon projet, c'était de faire du légume de plein champ bio. Quelques légumes mais en quantité importante parce qu'il y a des débouchés avec la coopérative le Bio d'ici. C'est plus rentable et plus simple. Mais pour débuter, c'est la diversité des légumes que je mets en place, qui me sauve. Certains ont réussi et d'autres pas du tout. Je découvre aussi un sol très hétérogène bien que la surface ne soit que de 1,3 ha,” la demi-SMI réglementaire pour être sous le statut de cotisant solidaire à la MSA.


“Je démarre modeste, je progresserai ensuite”


Après son BTS, Jean-Edouard Aillard s'est offert un tour du monde qui a duré deux ans en travaillant dans différents pays. Mais après une expérience professionnelle dans l'environnement, il passe un diplôme d'ingénieur à l'Esa d'Angers et décide de s'installer en agriculture. L'installation a beau être la préoccupation du monde agricole, il a dû se débrouiller seul. Et lorsque 17 ha se sont vendus à côté de son exploitation, il n'a pas été admis au partage bien qu'il ait fait une demande à la Safer. “Mon projet a été qualifié d'atypique et je n'ai pas eu de DJA. Dans le Rhône où j'ai fait mes études, il n'aurait pas posé de problème. Mais ce n'est pas plus mal finalement, parce que je n'ai pas la pression des échéances de remboursement. Je démarre modeste et je progresserai ensuite.” 


La première année a été consacrée à la mise en culture et à l'installation du réseau d'irrigation. L'investissement cette deuxième année a été pour les deux serres de 450 m2 chacune. On verra après pour le matériel. Mais Jean-Edouard Aillard a déjà construit les premiers outils indispensables à atteler sur le vieux 35 CV Massey-Ferguson de son grand-père.


Samedi, Jean-Edouard Aillard présentera le bio, les règles qui sont respectées et les légumes produits mais il n'y aura pas de vente. D'autres partenaires se joindront à la fête comme “Maine ton jeu” association de Joué-l'abbé, la SCOP Terre habitat, ou encore un paysan de Normandie qui racontera tout le bien qu'il tire des haies bocagères.


Christophe Zapata


A noter : De la graine à l'étai, portes ouvertes à la ferme de la Muzerie à Souligné-sous-Ballon (Sarthe), de 13h à 19h, samedi 15 juin.


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Catégories : Bio

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