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Maine-et-Loire - 14-06-2013

Claude Delalande, un producteur d’asperges qui expérimente

Claude Delalande produit de l'asperge sur dix hectares à Villebernier près de Saumur. Depuis 23 ans qu'il est installé, il essaye d'augmenter ses rendements et ses marges tout en réduisant l'usage d'intrants chimiques.

Lorsqu'il s'est installé en 1990 à Villebernier tout près de Saumur, Claude Delalande était surtout arboriculteur. Et crise après crise, il a arraché peu à peu une partie de ses vergers, pour les remplacer par des céréales, mais aussi par des asperges. “On savait la travailler, on aimait bien, alors on a développé cela tranquillement”, raconte-t-il simplement. Une production qui demandait moins de travail que le radis ou le petit pois, et dont le calendrier s'articulait bien avec la production de pommes. “On a trouvé des variétés de bonne qualité qui nous ont permis de produire plus efficacement : des asperges droites qui se produisent sur nylon noir, et qui permettent de passer une journée sur deux par récolte.” Un ramassage plus rapide, plus efficace, et donc moins coûteux.


Claude Delalande a peu à peu densifié ses plantations, jusqu'à 25 000 pieds par hectare, alors que la moyenne est entre 16 000 et 24 000 selon les variétés. Les plantations vieillissent plus vite, mais les rendements sont évidemment supérieurs.


Les 60 tonnes produites chaque année sont vendues à la Cafpas, coopérative basée à Allonnes, à dix kilomètres de là. Mais Claude Delalande a créé une autre société qui lui permet de racheter une partie de sa production (dix tonnes) pour la vendre en direct. Il s'est donc équipé d'une chaîne de calibrage, pour laver et conditionner ses asperges avant la commercialisation sur place. L'exploitation emploie ainsi un salarié permanent et 4,5 saisonniers en équivalent temps plein.


Une expérimentation sur le désherbage

Depuis un an, Claude Delalande fait partie du réseau de fermes de référence Dephy, qui rassemble 1 200 agriculteurs en France, engagés dans l'expérimentation et le partage d'expérience de réduction de pesticides. Objectif : montrer l'exemple pour arriver, si possible à diminuer les intrants chimiques de moitié d'ici 2018. Bien que l'asperge soit peu touchée par les maladies, il convient, pour le producteur, d'expérimenter. Il travaille par exemple sur le désherbage, où les produits se révèlent peu efficaces. L'an dernier, il a mené une parcelle en conventionnel avec les produits classiques et une autre en désherbage mécanique et éventuellement désherbée chimiquement juste sur le rang. “Cela a été concluant, mais il y avait beaucoup de temps à passer.” Il s'agit maintenant de passer à la vitesse supérieure, exercer ce changement de pratiques dans un cadre plus formalisé : étudier le temps de passage et les coûts de façon rationnelle et rigoureuse, avec l'accompagnement d'une conseillère du réseau Dephy. “Il va remettre en place une parcelle en désherbage mécanique”, explique Rosalie Dutertre, animatrice du réseau Dephy, “et je vais faire des relevés d'adventices pour observer si à la fin de la campagne, elle sera aussi propre que s'il avait utilisé des herbicides. On va aussi compter le nombre d'heures de travail supplémentaires. On veut que le système reste viable et que les rendements ne soient pas diminués, et que les marges ne soient pas trop réduites”.


Adapter les traitements

Autre progrès à réaliser, l'adaptation des traitements au volume de la plante. Claude Delalande utilise les appareils de traitement de ses vergers, assez fonctionnels sur l'asperge. Comme il produit cette plante potagère depuis 23 ans, Claude Delalande a su expérimenter et progresser. Aujourd'hui, il ne désherbe plus les jeunes plantations au moment de l'implantation : “Elles sont plantées dans une fosse et petit à petit, en deux mois, on remet le terrain à plat, on rebouche donc la fosse de plantation, ce qui fait l'effet d'un désherbage mécanique.”

Des progrès qui en revanche n'auront pas d'effet sur le rendement. L'importante pluviométrie de ces dernières semaines a retardé la récolte et réduit le volume de sa production. Depuis un an, la production d'asperges et passée de 6,5 hectares à 10  hectares, mais le tonnage final pourrait bien ne pas connaître de progression cette année.


Antoine Humeau

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