• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > Pays de la Loire > L’avenir de la chèvre passe par le Farmingtour
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Pays de la Loire - 07-06-2013 - Rémi Hagel

L’avenir de la chèvre passe par le Farmingtour

EVENEMENT

Le Farmingtour qui se déroulera les 22 et 23 juin à Château-Gontier (Mayenne) accueillera un concours caprin, porté par la toute nouvelle association Cap (Caprin Avenir Passion). Pour promouvoir l'élevage dans une filière qui en a perdu l'habitude.

PHOTO : Le concours se déroulera dimanche 23 juin, en open show (inscription libre). Contrairement aux moutons, les chèvres sont jugées individuellement, sur des critères de morphologie (photo Marie Loizeau, ici à Capr'inov à Niort).



Dimanche 23 juin, les chèvres Alpines et Saanen feront leur grand retour au foirail de Château-Gontier (Mayenne). Elles y étaient venues en 2008, et depuis le soufflé était retombé. “Il est très difficile de bouger les éleveurs” constate le Vendéen
 Bruno Frère, organisateur et juge du concours. Avec une poignée de collègues aussi passionnés que lui, il vient de monter l'association Caprin avenir passion (Cap) pour développer l'organisation de concours, “afin qu'ils soient utiles pour les éleveurs, pour le public et pour la filière. Beaucoup de salons demandent une présence caprine, mais il n'y a pas d'organisme pour coordonner cela”.


Les concours ont disparu


Le retour à Château-Gontier se fera tranquillement, avec, pour l'instant, huit éleveurs engagés et une petite cinquantaine d'Alpines et de Saanen. Mais Bruno Frère espère bien que cela lancera une dynamique. Lui et ses collègues montreront l'exemple puisqu'ils parcourront 150 à 250 km pour venir. Peut-être que leur enthousiasme sera communicatif et motivera des éleveurs locaux ?


Ce désintérêt pour les concours a deux explications, selon lui : “Les syndicats de race ont délaissé le volet promotion de l'espèce. Les concours départementaux se sont éteints petit à petit, si bien que les éleveurs ont perdu l'habitude au niveau local. On ne trouve plus des concours qu'en Maine-et-Loire, Vendée et Charentes-Maritime­. Par ailleurs, on subit la crise depuis trois ans. Les éleveurs sont plus préoccupés par leur exploitation que par la promotion de la chèvre.”


Et pourtant, c'est justement “dans les années de crise qu'il faut se resserrer les coudes”. La convivialité des concours joue un rôle, estime Bruno Frère. “Le repli sur soi est dangereux. Passer un bon week-end fait partie de l'intérêt d'un concours. On se retrouve entre éleveurs."


Marchés à l'export


Des intérêts à concourir, il y en a bien d'autres. “Chez soi, on a l'impression d'être le meilleur. Nous comparer nous permet de nous améliorer.” Et, un concours, c'est une vitrine : “Aujourd'hui, en reproduction, le marché est tourné vers l'export, faute de demande intérieure. La France est perçue comme un pôle d'excellence. Le Farmingtour est une tribune, j'espère que les interlocuteurs de la filière vont venir.”


Pour la France, l'un des enjeux est le renouvellement. S'il n'y a pas de marché intérieur, c'est parce qu'il y a peu d'installation. Etre actif sur des concours donne une visibilité à l'espèce, et peut contribuer à susciter des vocations chez les jeunes.


Pour en savoir plus

Le site du Farmingtour


Rémi Hagel



Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services