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France - 31-05-2013 - Christian Evon

Démarrage timide pour EcoAntibio 2017

Plus d'un après son adoption, ce plan qui vise à réduire de 25 % l'utilisation d'antibiotique dans l'espoir de faire diminuer la résistance, peine toujours à prendre des mesures concrètes.

PHOTO :  En détenant plus de 90 % du marché des antibiotiques pour animaux, les vétérinaires voient le plan EcoAntibio 2017 comme une menace pour leur activité. D’un autre côté, les pouvoirs publics reconnaissent que la commercialisation des médicaments par les vétérinaires facilite le travail des agriculteurs.



Dans un marché d'environ 200  millions d'euros qui offre des marges confortables aux professionnels de santé, les pharmaciens ont beau jeu de dénoncer les vétérinaires, à la fois prescripteurs et vendeurs, et qui détiennent la quasi-
totalité du marché des antibiotiques pour animaux. Les pouvoirs publics avancent donc sur des œufs et plus d'un an après l'adoption de ce plan, aucun texte réglementaire contraignant n'est venu restreindre l'usage des antibiotiques.


Un objectif : -25 %
en cinq ans

La perspective du développement de nouveaux antibiotiques est très réduite. Préserver leur efficacité est donc devenu une priorité car ils sont indispensables à la santé humaine et animale. EcoAntibio 2017 comprend cinq grands axes et 40 mesures. Au-delà des objectifs quantitatifs, il vise un effort particulier de réduction des antibiotiques d'importance critique en médecine vétérinaire, notamment les fluoroquinolones et les céphalosporines de 3e et 4e générations.


Sur le dernier trimestre 2012, les antibiotiques oraux ou injectables ont pourtant décroché d'environ 8 % par rapport à la même période de 2011, sans qu'on puisse y voir un véritable lien avec l'objectif ambitieux d'EcoAntibio : la réduction de 25 % en cinq ans de l'usage des antibiotiques en médecine vétérinaire. La France ne fait pas exception à la règle puisque un peu partout en Europe, des plans d'action visent à réduire l'utilisation d'antibiotique dans l'espoir de faire diminuer la résistance.


A Nantes pendant trois jours, les journées nationales des groupements techniques vétérinaires étaient entièrement centrées sur les approches opérationnelles en matière de prévention. DansCE plusieurs ateliers ou conférences, le développement des pratiques qui limitent les risques de générer des phénomènes d'antibiorésistance était donc bien présent. C'est le cas notamment avec le référentiel vétérinaire 2013 pour le traitement des mammites cliniques. Il existe depuis 2001 et est distribué dans toutes les cliniques vétérinaires de France ainsi que dans les sessions de formation organisées par la SNGTV.


Un nouveau référentiel pour les mammites

“Les mammites constituent le premier poste d'utilisation des antibiotiques en élevage laitier” explique Philippe Le Page, président de la commission qualité du lait à la SNGTV. “Pour nous les vétérinaires, ce guide de bonnes pratiques s'inscrit pleinement dans les objectifs du plan EcoAntibio”.


Ce nouveau référentiel se veut davantage opérationnel que le précédent. “On a mis en place un arbre décisionnel pour le traitement des mammites sans signes généraux en première intention” poursuit le responsable de la SNGTV. “Si le résultat de l'analyse bactériologique correspond au pathogène ciblé en première intention, on peut suspecter une antibiorésistance. Dans ce cas, on prescrira en seconde intention un antibiotique appartenant à une autre famille.”


(1) Société nationale des Groupements techniques vétérinaires

Christian Evon


Pour en savoir plus 

http://alimentation.gouv.fr/antibiotiques


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Catégories : Sanitaire Santé

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