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Mayenne > Ils transforment la viande de cochon des éleveurs locaux
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Mayenne - 17-05-2013

Ils transforment la viande de cochon des éleveurs locaux

ENTREPRISE ////

Deux associés ont créé un atelier de transformation et de salaisonnerie, à Ahuillé. Grâce au 2nd pilier de la Pac.

Sans les fonds européens, on ne se serait jamais installés.” Le projet de Denis Leclair et Thierry Lochard a pu voir le jour grâce au Feader (fonds européen agricole pour le dé­ve­lop­pement rural). Comme beaucoup d'investisseurs, ils ne connaissaient même pas ce dispositif. Et sans le soutien de Laval Agglo, “on n'aura peut-être même pas réussi à remplir ces dossiers (de demande de subventions) tous seuls”, en sourient-ils.



Saveurs du terroir mayennais a ainsi pu être créé et a démarré son activité en novembre 2011. L'Europe a versé 20 000 euros (aides pour travaux plafonnés à 10% de la somme globale) sur les 250 000 euros d'investissements au total, dont la moitié pour les cloisons et le froid. Un bloc entier prend la moitié de l'espace intérieur de l'ancien magasin de la Cam, zone de la Girardière d'Ahuillé. “Ce type de bâtiment pourrait être installé directement dehors, il ne manque qu'un toit. Mais on en aurait eu pour plus en cher avec le terrassement qu'avec le rachat d'un hangar existant.”


Une économie locale


La justification de ce coup de pouce européen est l'ancrage local de l'entreprise qui ne travaille­ qu'avec des clients locaux, une dizaine d'agriculteurs de la Mayenne pour beaucoup, et au plus loin, des départements limitrophes (Sarthe, Maine-et-Loire, Ille-et-Vilaine). 30 % de la fabrication est également vendue à des collectivités ou
en direct.


“La demande était là”, explique Thierry Lochard, boucher de formation. Le patron de l'atelier de découpe PLDV, à Loiron, s'est associé à 50-50 avec Denis Leclair, un ancien de ses salariés. Mais “les deux entreprises sont bien indépendantes l'une de l'autre”, précisent-ils, même si des liens existent au quotidien pour la découpe des carcasses ou l'approvisionnement en viande. Saveurs du terroir apporte surtout deux nouvelles offres à ses clients : la stérilisation et la salaison.


Avec la stérilisation, la DLU (date limite d'utilisation) court sur trois ans. Sous agrément CE, elle permet aujourd'hui à des agriculteurs en vente directe de proposer de nouveaux produits à Paris. “Il fallait aussi innover”, poursuivent les associés, qui en ont la monnaie de leur pièce : “Les agriculteurs voudraient vendre de tout, et qu'on leur propose toujours de nouvelles recettes.” Tripes, sauce bolognaise "avec 60% de viande", pâtés, rillettes­, etc. Les produits sont déjà nombreux.


Ils fabriquent aussi du saucisson sec, chose plutôt rare dans nos régions. D'ailleurs, “cela a été difficile les six premiers mois. Nous n'avons pas la reconnaissance des régions de production (Auvergne, Corse, etc.).” Actuellement, la production avoisine les 300 kg par semaine. La structure peut permettre à l'avenir de doubler l'étuvage et le séchage. Signe qu'ils pensent quand même à l'avenir de ce débouché.

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Catégories : Viande

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