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Mayenne > Année “plutôt dure” pour les légumes bio
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Mayenne - 17-05-2013

Année “plutôt dure” pour les légumes bio

BILAN DE CAMPAGNE //// Les mauvaises conditions climatiques ont pénalisé les éleveurs d'une bonne partie de la France. Mais les maraîchers sont également largement pénalisés. En plus de baisses importantes de rendements depuis l'an dernier, les pluies incessantes ont retardé les semis de printemps, parfois de plusieurs semaines.

Nous avions un projet de développement, avec une embauche supplémentaire. Mais avec le manque de production, j'ai dû resserrer ma trésorerie, et employer trois personnes au lieu de quatre, cette année.” Christophe Asseray s'est lancé en maraîchage bio, à Sacé, en 2008. Une zone relativement favorable, pour produire des légumes en Mayenne. Mais depuis le printemps 2012, les conditions météo et la pluie ne l'ont pas aidé à réaliser correctement les quatre hectares de l'exploitation consacrés à la trentaine de variétés vendues en panier ou aux collectivités.

Jusqu'à 60 % de pertes de rendements

“A chaque fois qu'on semait, on prenait 60 mm de pluie derrière. On n'a jamais eu de bonne fenêtre météo, donc on n'a jamais pu placer correctement le faux-semis pour les carottes…” La ferme des Noës a ainsi connu une chute de production de l'ordre de 50 %, mais également de 40 % en salade, et de 60 % pour les oignons. Les pluies d'avril ont aussi retardé les légumes de
saison estivale, courgettes et autre concombre.

Pour “limiter la casse”, il fallait donc jongler entre les pertes et “le rattrapage” pour compenser les baisses de rendement. “On travaillait en excédent de main-d'œuvre sur des parcelles où on savait que seulement 50 % des plants étaient levés”, raconte Christophe Asseray. En bio, les aléas climatiques peuvent avoir des conséquences beaucoup plus marquées qu'en conventionnel. Outre les baisses de rendements, le salissement des parcelles a été une problématique de cette campagne. Or, sans recours à la destruction chimique des adventices, le rattrapage peut faire augmenter le temps de désherbage de 80 %. “A ce niveau-là, ce n'est bien sûr plus rentable. Alors il faut trouver le juste milieu, entre commencer à biner à la main pour nettoyer les rangs, et savoir s'arrêter et laisser tomber quand on arrive vers les 400-500 heures à l'hectare.” Contrairement au manuel, un brûlage réussi ne nécessite qu'un passage de tracteur.


Un frein partiel à la plateforme de produits biologiques

L'exploitation de Sacé n'est pas la seule dans ce cas. “Certains n'ont même pas pu ramasser leurs carottes”, donne-t-il ainsi en exemple. Le froid s'y est aussi mêlé. “En plein champ, on a tous du retirer la marchandise qui ne répondait pas du tout au calibrage.”


Ces pertes de rendements pénalisent aussi les clients. Ainsi, la plateforme Mangerbio53, qui alimente une quarantaine de cantines de collectivités, une trentaine plus régulièrement, a difficilement pu approvisionner ces acheteurs en produits bio mayennais. Pour les légumes phare, tels que les carottes ou la salade, dont les commandes représentent de gros volumes, il a fallu faire passer le message. Même si, complète Christophe Asseray, qui est le président de l'association Mangerbio53, “c'est très hétérogène d'une exploitation à l'autre”. Le but est donc de parvenir à fournir des légumes de substitution (légumes racine, choux, etc.).


Cette année s'est avérée particulièrement difficile pour les maraîchers engagés dans la plateforme de vente mayennaise, qui plus est parce que la plupart d'entre eux sont installés depuis quelques années seulement. A l'inverse, les éleveurs adhérents ont déjà 15-20 ans en moyenne de pratique. La régularité est donc plus facile à atteindre. “Pour la viande et les produits laitiers, nous sommes un peu au-dessus de nos objectifs d'approvisionnements”, indique Christophe Asseray. Sur le premier trimestre 2013, les ventes totales se sont élevées à 35 000 euros pour une prévision annuelle de 120 000 euros ; en 2012, les ventes ont atteint 90 000 euros, “largement au-dessus des prévisions”. Les produits laitiers, secs et frais cumulés, représentent plus de la moitié des ventes de Mangerbio53, les viandes 12,5 % et les légumes 21 %.

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Catégories : Bio

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