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France - 10-05-2013

S’unir pour chercher et... trouver

La chambre régionale d’Agriculture mise sur l’innovation: les prochaines portes ouvertes Innov’Action, ou les travaux des pôles de compétitivité. Un point noir se profile: le projet de GIEE de la future loi d’Avenir.

"L’innovation, ce n’est pas seulement une posture ou une mode. Ce n’est pas un phénomène récent. On y travaille régulièrement. On a besoin de l’innovation pour garder de la compétitivité, qu’on perd par ailleurs” estime Claude Cochonneau, président de la chambre régionale d’Agriculture­, lors de la session du 3 mai.

Effectivement, on ne part pas de rien et les actions menées depuis 2005 au sein des pôles de compétitivité Végépolys et Valorial le prouvent. Les pôles de compétitivité associent les entreprises, la recherche fondamentale et les centres universitaires. “Les pôles de compé­ti­ti­vi­té sont une idée originale parce qu’elle permet l’accompagnement de l’innovation dans un cadre collectif qui n’existait pas” décrit Gino Boismorin, directeur de Végépolys, et directeur-adjoint de la chambre régionale d’Agriculture. Cette approche transversale séduit, jusqu’à Dominique Lebreton, de la Confédération paysanne qui trouve cette “coopération réjouissante. Cela fait du bien de voir cela, alors que les industries agroalimentaires ont tendance à se manger les unes les autres pour éliminer les concurrents”.


Diffuser le savoir

“Aujourd’hui, l’agriculture et l’agroalimentaire sont accompagnés en innovation” affirme Gino Boismorin. “Le problème maintenant est d’assurer le transfert entre la recherche et les agriculteurs. On (les agriculteurs) a tendance à regarder l’innovation. Il faut qu’on s’implique.”

La diffusion des connaissances reste l’éternelle bataille. En initiant les fermes ouvertes Innov’Action sur toute la région (après des expériences départementales l’an passé), la Chambre espère attirer dix mille visiteurs (agriculteurs et prescripteurs). “Les exploitations choisies présenteront des expériences reproductibles. Le développement par-dessus la haie a toujours existé. Et chez nous, il y a toujours des haies, donc ça peut marcher !” est persuadée Christiane­ Lambert, en charge du comité de pilotage Innovation-AEI (Agriculture écologiquement intensive) à la Chambre.

L’institution régionale s’est constitué un plan d’attaque, de cinq chantiers : être partenaire sur la recherche fondamentale, accompagner les agriculteurs individuellement, col­lec­ti­vement, orienter la culture de l’entreprise de la chambre sur l’innovation, et Innov’Action.


GIEE : les Chambres se sentent ignorées

Mettre en relation les acteurs, être à l’écoute du terrain, etc., tout le monde est d’accord. Le projet de Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) en préparation dans la loi d’Avenir semble s’appuyer sur ces ressorts. Mais sur son application, le débat est vif. Les élus des FDSEA émettent de profondes réserves. Les GIEE seraient des groupes de progrès, expérimentant des techniques innovantes, en matière d’environnement. Ils seraient agréés et financés par l’Etat et la Région. Quid des chambres d’Agriculture ? Elle se sentent ignorées. La Confédération paysanne­, elle, apprécie ce soutien à la diversité. Le texte de loi est en préparation, le Draaf Vincent Favrichon promet de “faire remonter vos inquiétudes”. Michel de Simiane (propriétaires ruraux) compte les points et note : “Quand Jean-Pierre Chevènement a lancé des assises de la Recherche en 1982-1983, nous avions eu les mêmes débats” (lire ci-contre). Retour à la case
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Catégories : Agriculture OPA

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