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Maine-et-Loire - 10-05-2013

La FDSEA remonte les filières sans traçabilité

FDSEA et JA ont mené une opération “Police des viandes” au péage de Corzé. La viande transportée manque toujours de traçabilité sur son origine, ont constaté les deux syndicats. Ils demandent des comptes aux entreprises destinataires et promettent d'aller leur demander l'origine des produits.

Jeudi 2 mai, entre 4h et 6 h 45, plusieurs dizaines de militants FDSEA et JA ont interpellé les camions qui arrivaient par le nord au péage de Corzé, sur l'Autoroute Paris-Nantes (A11), au cours d'une opération “Police des viandes”. Ils ont vérifié les documents d'origine des viandes transportées. “Hormis Elivia et Charal, les autres camions ne présentaient aucune traçabilité”, déplore Jean-Marc Lézé, le président de la FDSEA. “On sait d'où ça vient et où ça va, mais on ne sait pas où est approvisionné l'abattoir d'origine.” Gérard Bourcier, le responsable de la section porc de la FRSEA des Pays-de-la-Loire explique : “Nous sommes dépités de voir que des élevages se meurent en France parce qu’il manque 30 centimes d’euros au kilo payé, alors même que rentrent sur notre marché des viandes à l’origine douteuse.” L'action a été initiée par les éleveurs de porcs, mais “nous avons souhaité élargir à toutes les productions” précise Jean-Marc Lézé. Au-delà de la conjoncture porcine, elle s'inscrit dans une stratégie de pression, suite à la mobilisation du 12 avril et avec en ligne de mire, la manifestation nationale sur l'élevage, prévue à Paris le 23  juin.


Alerter les consommateurs

Ainsi, pour le président départemental, il s'agissait ce jeudi d'une opération “vérification et communication”. En effet, le message s'adresse autant aux transformateurs qu'aux consommateurs. Pour les premiers, “il y a une volonté de mettre la pression, parce qu'on n'arrive pas à faire augmenter les prix, alors qu'on sait qu'en parallèle, ils importent”. Les syndicalistes s'adressent aussi aux consommateurs. “Les industriels produisent en fonction des choix de consommation. Si le consommateur ne choisit que ce qui est tracé, il influencera la grande distribution. Et ne reviendra pas à des exemples comme les lasagnes.”


Un chauffeur récalcitrant

Parmi les destinations de cargaisons non tracées, la Toque Angevine à Segré, et le Lidl de Carquefou (Loire-atlantique). Les éleveurs leur demandent des explications, ou iront les quérir eux-mêmes. C'est ce qu'ils ont fait le jour même auprès de Brake, grossiste pour les professionnels de la restauration collective, après qu'un chauffeur a refusé de montrer les documents, et même tenté de forcer le passage au péage. Les éleveurs ont donc suivi le camion jusqu'à sa destination, mais arrivés à Saint-Barthélémy-d'Anjou, ils ont trouvé porte close. Qu'à cela ne tienne, ils menacent de revenir en force pour une action musclée et médiatisée dans les prochains jours ou prochaines semaines. Une délégation de la FDSEA devrait aussi se rendre prochainement à Segré pour rencontrer les responsables de la Toque angevine, filiale de LDC. Le camion inspecté transportait du jambon de porc ficelé façon bacon en provenance de Haute-Saône, mais dont l'origine n'était pas indiquée. Rien d'illégal là-dedans. Mais la FDSEA réclame une transparence complète. “On a pris contact, on essaye de caler un rendez-vous dès que possible”, indique Sylvain Daury, animateur à la FDSEA, qui précise que ce sera “une simple rencontre, pas une action musclée”.

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